Allergie Alimentaire Chez le Chat : Comment la Reconnaître et la Traiter ?
L'allergie alimentaire représente la troisième cause d'hypersensibilité chez le chat, après la dermatite atopique environnementale et la DAPP (allergie aux piqûres de puces). Elle est longtemps restée moins documentée que chez le chien, mais les études récentes confirment qu'elle touche une proportion significative de chats présentant un prurit chronique ou des troubles digestifs persistants.
Ce qui distingue l'allergie alimentaire féline des autres formes d'hypersensibilité : elle est non saisonnière. Un chat qui se gratte en été comme en hiver, dont les démangeaisons ne répondent que partiellement aux corticoïdes, ou dont les vomissements chroniques reviennent malgré les traitements digestifs, doit faire l'objet d'une investigation alimentaire.
Le chat est en outre un animal physiologiquement particulier : carnivore strict, métabolisme protéique élevé, néophobie alimentaire fréquente. Ces spécificités rendent le diagnostic et la prise en charge de l'allergie alimentaire féline différents de ce que l'on observe chez le chien, et justifient une approche adaptée.
Allergie alimentaire du chat : mécanisme et particularités félines
Comme chez le chien, l'allergie alimentaire féline est une réaction d'hypersensibilité immunitaire dirigée contre une ou plusieurs protéines présentes dans l'alimentation. Le mécanisme est identique : lors d'expositions répétées à une protéine alimentaire, le système immunitaire la reconnaît à tort comme une menace, produit des anticorps spécifiques, puis déclenche une cascade inflammatoire à chaque nouvelle ingestion. Cette cascade libère de l'histamine et des prostaglandines qui provoquent prurit, inflammation cutanée et irritation digestive.
Plusieurs particularités félines méritent d'être soulignées pour comprendre pourquoi l'allergie alimentaire du chat est souvent diagnostiquée tardivement.
Première particularité : le chat est un carnivore strict. Contrairement au chien qui peut être qualifié de carnivore-omnivore, le chat dépend physiologiquement des protéines animales pour couvrir ses besoins énergétiques et synthétiser certains acides aminés qu'il ne peut pas fabriquer lui-même (taurine, arginine). Cette dépendance protéique élevée signifie que les protéines animales représentent une proportion bien plus importante de la ration totale chez le chat que chez le chien — et donc que le risque de sensibilisation à ces protéines est proportionnellement plus élevé.
Deuxième particularité : la néophobie alimentaire. Le chat est un animal néophobe par nature : il se méfie instinctivement des nouveaux aliments et peut refuser catégoriquement un aliment qu'il n'a jamais goûté, même en cas de faim. Cette résistance aux nouvelles textures et odeurs rend la transition vers un aliment à novel protein plus délicate que chez le chien, et nécessite une approche progressive et patiente.
Troisième particularité : l'allergie alimentaire et la dermatite atopique féline coexistent fréquemment, rendant le tableau clinique complexe et le diagnostic différentiel difficile. Un chat peut être simultanément atopique et allergique alimentaire — les deux conditions se potentialisent mutuellement et doivent être gérées en parallèle.
Allergie alimentaire vs intolérance alimentaire : l'intolérance est une réaction digestive sans implication immunitaire, qui survient dès la première ingestion de l'aliment responsable. L'allergie nécessite une période de sensibilisation qui peut durer plusieurs mois à plusieurs années. Les deux peuvent coexister chez un même animal.
Quels aliments déclenchent une allergie chez le chat ?
Comme chez le chien, les allergènes les plus fréquents chez le chat ne sont pas des ingrédients "exotiques" — ce sont les protéines les plus utilisées dans l'industrie du petfood félin, auxquelles le chat a été le plus longuement exposé au cours de sa vie.
| Allergène | Fréquence estimée | Pourquoi si fréquent ? |
|---|---|---|
| Bœuf | ~36 % | Protéine animale la plus utilisée dans le petfood félin standard |
| Produits laitiers | ~20 % | Présents dans de nombreuses recettes, y compris sous forme de caséine |
| Poulet | ~18 % | Deuxième viande la plus courante dans les croquettes et pâtées |
| Poisson (thon, saumon, maquereau) | ~14 % | Très apprécié des chats, donc très souvent utilisé — et donc source de sensibilisation fréquente |
| Agneau | ~6 % | Longtemps présenté comme "hypoallergénique" à tort, de plus en plus présent dans les gammes premium |
| Blé / gluten | ~5 % | Moins fréquent que chez le chien mais présent dans certaines formulations |
Un point important concernant le poisson : beaucoup de propriétaires pensent que le poisson est un aliment "naturel" et donc moins allergisant pour le chat. C'est inexact. Le thon et le saumon en particulier sont parmi les protéines les plus fréquemment responsables d'allergies alimentaires chez le chat, précisément parce qu'ils sont très utilisés dans les formulations industrielles et ont donc pu générer une sensibilisation à la suite d'une exposition prolongée.
Le concept de novel protein est ici central : une protéine que le chat n'a jamais consommée ne peut pas avoir généré de sensibilisation. C'est pourquoi des sources comme le Tenebrio molitor (ver de farine), le sanglier, le kangourou ou le cerf sont utilisées dans les aliments hypoallergéniques — leur rareté dans l'alimentation industrielle standard en fait des protéines "vierges" pour la quasi-totalité des animaux.
Symptômes : comment reconnaître une allergie alimentaire chez le chat ?
Le tableau clinique de l'allergie alimentaire féline est dominé par les manifestations cutanées, mais les signes digestifs sont proportionnellement plus fréquents que chez le chien — et parfois les seuls signes présents. L'absence de réponse aux traitements symptomatiques habituels, combinée au caractère non saisonnier des symptômes, est le premier signal d'alerte.
Symptômes cutanés
Le signe le plus caractéristique est un prurit intense et non saisonnier, localisé de façon assez typique autour de la tête, du cou, du pourtour de la bouche et des oreilles. Ce pattern topographique "tête et cou" est plus spécifique de l'allergie alimentaire féline que du prurit d'origine environnementale, qui tend à se distribuer de façon plus diffuse.
On observe fréquemment un syndrome ulcératif éosinophilique, qui regroupe trois entités cliniques souvent associées à l'allergie alimentaire : le placard éosinophilique (lésion surélevée, rouge orangé, localisée généralement à l'intérieur des cuisses ou sur le ventre), le granulome éosinophilique (plaque ou nodule linéaire sur le dos ou la face postérieure des membres) et l'ulcère indolore (lésion de la lèvre supérieure, souvent confondue avec une blessure).
L'alopécie par léchage compulsif est un autre signe fréquent : le chat se lèche frénétiquement certaines zones du ventre, des flancs ou des membres antérieurs jusqu'à provoquer une dépilation symétrique, parfois impressionnante. Cette alopécie est fonctionnelle (liée au comportement de léchage) et non structurelle — les follicules pileux sont intacts, les poils repoussent si le prurit est contrôlé.
Des croûtes milliaires (petites croûtes dispersées sur le dos, la nuque et la base de la queue) peuvent compléter le tableau. Cette dermatite miliaire n'est pas spécifique de l'allergie alimentaire mais doit toujours en faire partie du diagnostic différentiel.
Otites récidivantes
Comme chez le chien, les otites externes chroniques ou récidivantes constituent un signe fréquemment associé à l'allergie alimentaire féline. Le conduit auditif externe est tapissé d'une muqueuse directement connectée au système immunitaire systémique : une réaction allergique active crée un environnement propice à la prolifération de Malassezia ou d'Otodectes cynotis secondaires.
Un chat qui consulte plusieurs fois par an pour des otites sans cause parasitaire identifiée (absence d'Otodectes), dont les otites résistent ou récidivent rapidement après traitement, doit faire l'objet d'un bilan allergoloqique incluant un régime d'éviction alimentaire.
Symptômes digestifs
Les manifestations digestives sont proportionnellement plus fréquentes chez le chat que chez le chien en cas d'allergie alimentaire. Elles incluent des vomissements chroniques ou intermittents non liés aux repas (distincts des vomissements de boules de poils, qui sont plus occasionnels et surviennent généralement le matin à jeun), une diarrhée chronique ou des selles molles persistantes, une augmentation de la fréquence des défécations, et un inconfort abdominal.
Chez certains chats, les signes digestifs sont au premier plan, sans aucun signe cutané associé. Un chat qui vomit régulièrement et dont le bilan parasitaire, l'échographie abdominale et la coprologie reviennent normaux doit faire envisager une allergie ou une intolérance alimentaire.
⚠️ Signal d'alarme clinique
Un prurit centré sur la tête et le cou, présent toute l'année, qui répond partiellement aux corticoïdes mais rechute systématiquement à l'arrêt du traitement, doit impérativement faire suspecter une allergie alimentaire. De même, un chat qui vomit plus de deux fois par semaine de façon chronique sans explication digestive identifiée mérite une investigation alimentaire complète.
Races prédisposées aux allergies alimentaires
Certaines races félines présentent une susceptibilité accrue aux allergies alimentaires, liée à des particularités génétiques de la barrière cutanée ou à des dérégulations immunitaires héréditaires.
Les races les plus fréquemment concernées sont le Siamois et les races apparentées (Balinais, Oriental), particulièrement prédisposés aux hypersensibilités en général. L'Abyssin et le Somali présentent une susceptibilité accrue aux dermatoses allergiques. Le Maine Coon, le Persan et le Norvégien peuvent également être touchés, tout comme le Rex Devon et le Rex Cornish dont la barrière cutanée particulière (pelage réduit) facilite la pénétration des allergènes.
Pour ces races, une attention particulière au choix des protéines alimentaires dès le jeune âge, et une réaction rapide dès les premiers signes de prurit ou de troubles digestifs chroniques, permettent de limiter le risque de chronicisation.
Diagnostic : le régime d'éviction, seul outil valide
Comme chez le chien, il n'existe pas de test biologique fiable pour diagnostiquer l'allergie alimentaire chez le chat. Les tests sérologiques de détection des IgE spécifiques aux protéines alimentaires ont une valeur diagnostique insuffisante : sensibilité faible, nombreux faux positifs et faux négatifs. Ils ne doivent jamais être utilisés seuls pour établir un diagnostic.
Le seul outil diagnostique valide est le régime d'éviction alimentaire strict, conduit pendant au moins 8 semaines avec un aliment à novel protein ou à protéines hydrolysées.
Principe du régime d'éviction chez le chat
Le régime d'éviction consiste à retirer de l'alimentation toutes les protéines auxquelles le chat a été exposé au cours de sa vie, et à les remplacer par une protéine qu'il n'a jamais consommée — une novel protein — ou par des protéines hydrolysées (fragmentées en peptides trop petits pour déclencher une réaction immunitaire).
Si les symptômes s'améliorent significativement au bout de 8 semaines, une allergie alimentaire est fortement suspectée. Le diagnostic est confirmé par la réintroduction séquentielle des protéines suspectes : si les symptômes réapparaissent dans les jours suivant la réintroduction d'une protéine spécifique, celle-ci est identifiée comme allergène responsable.
Durée : 8 à 10 semaines minimum
Chez le chat, la durée recommandée est de 8 à 10 semaines, parfois 12 semaines dans les cas chroniques anciens. Ce délai est nécessaire pour permettre le renouvellement du cycle épidermique et la disparition des anticorps circulants. Une amélioration partielle à 4 semaines doit encourager à poursuivre — ne pas interpréter une réponse incomplète précoce comme un échec du régime.
Exclusivité totale : la règle absolue, et le défi spécifiquement félin
Le régime d'éviction ne fonctionne que s'il est appliqué à 100 %, sans le moindre écart. Chez le chat, cette exigence est parfois difficile à tenir pour des raisons comportementales : un chat habitué à sortir peut chasser et ingérer de petites proies, un chat multi-espèces peut accéder à la gamelle du chien, et la néophobie alimentaire peut conduire certains chats à refuser totalement le nouvel aliment pendant plusieurs jours.
Ces obstacles doivent être anticipés avec le vétérinaire avant de démarrer le protocole. Dans certains cas, une période de transition progressive vers le nouvel aliment peut être nécessaire avant de débuter officiellement le régime d'éviction.
Sont strictement interdits pendant toute la durée du régime : les friandises contenant des protéines non identifiées, les médicaments palatables aromatisés au poulet ou au poisson, les compléments alimentaires à base de viande, et tout aliment de table.
Le défi de la néophobie alimentaire
La néophobie alimentaire du chat est un obstacle réel au régime d'éviction. Un chat peut refuser catégoriquement un aliment nouveau, surtout si la texture ou l'odeur diffère significativement de ce qu'il consomme habituellement. Quelques stratégies peuvent faciliter l'acceptation :
- Transition très progressive sur 10 à 14 jours (plus lente que chez le chien) : commencer par mélanger 5 à 10 % du nouvel aliment
- Légèrement tiédir l'aliment pour en accentuer les arômes et stimuler l'appétit
- Proposer toujours le même aliment sans alterner, pour que le chat apprenne à l'associer à la satiété
- Ne pas laisser jeûner le chat plus de 24 à 36 heures : un jeûne prolongé chez le chat peut provoquer une lipidose hépatique, affection grave et potentiellement fatale
- Séparer le chat des autres animaux pendant les repas pour éviter toute contamination
📋 Les 5 causes d'échec du régime d'éviction chez le chat
- Durée insuffisante : arrêt avant 8 semaines
- Non-respect de l'exclusivité : friandises, médicaments palatables, chasse extérieure
- Novel protein déjà consommée : la protéine "nouvelle" a en fait été présente dans un aliment antérieur
- Refus de l'aliment lié à la néophobie, conduisant à des écarts involontaires
- Allergie non alimentaire coexistante : atopie environnementale masquant l'amélioration
Quel aliment choisir pour le régime d'éviction du chat ?
Deux familles d'aliments peuvent être utilisées pour conduire le régime d'éviction chez le chat allergique.
Les aliments à protéines hydrolysées
Ces aliments contiennent des protéines animales fragmentées en petits peptides, trop courts pour être reconnus par le système immunitaire comme des antigènes. Efficaces et sécurisés sur le plan allergologique, ils présentent parfois une palatabilité insuffisante pour les chats les plus difficiles. Principales références : Royal Canin Hypoallergenic Feline, Hill's Prescription Diet z/d Feline, Specific FDD-HY Food Allergen Management pour chat.
Les aliments à novel protein
Ces aliments contiennent une source de protéine animale que le chat n'a jamais consommée, donc contre laquelle il ne peut pas avoir développé d'allergie. Pour qu'un aliment à novel protein soit réellement utilisable en régime d'éviction, il doit impérativement répondre à trois critères :
- La protéine doit être véritablement inédite pour le chat concerné — ce qui implique de connaître précisément son historique alimentaire complet
- L'aliment doit être strictement mono-protéique (une seule source de protéine animale) pour permettre une réintroduction propre des allergènes suspects
- La composition doit être simple et transparente, sans traces d'autres protéines
Une attention particulière doit être portée à l'adéquation de l'aliment aux besoins spécifiques du chat carnivore strict : taux de protéines suffisamment élevé (RPC ≥ 90 g/Mcal pour un chat adulte actif), apport en taurine garanti, phosphore contrôlé (important pour la santé rénale du chat, espèce prédisposée à l'insuffisance rénale chronique avec l'âge).
Ration ménagère : possible mais complexe chez le chat
Une ration ménagère à novel protein (par exemple lapin entier + riz ou pomme de terre) peut être envisagée, mais la formulation est plus exigeante que chez le chien en raison des besoins spécifiques du chat en taurine et en acide arachidonique. Une consultation avec un vétérinaire nutritionniste est indispensable avant de se lancer dans cette voie.
FUNGFEED chat : aliment de référence pour le régime d'éviction félin
Parmi les aliments à novel protein disponibles sur le marché français pour les chats allergiques, les croquettes FUNGFEED pour chat répondent aux critères cliniques nécessaires pour conduire un régime d'éviction rigoureux. Voici pourquoi.
🔬 Pourquoi FUNGFEED chat est adapté au régime d'éviction félin ?
Novel protein absolument inédite — Tenebrio molitor (ver de farine)
Le Tenebrio molitor est une source de protéine animale que le système immunitaire du chat domestique n'a quasiment jamais rencontrée. Bœuf, poulet, thon, saumon, agneau : les principaux allergènes félins sont totalement absents. Le ver de farine représente une protéine vierge pour la quasi-totalité des chats, ce qui maximise les chances de succès du régime d'éviction dès le premier essai.
Aliment diététique réglementaire (directive 2008/38/CE)
Les croquettes FUNGFEED chat bénéficient du statut d'aliment diététique réglementaire au sens de la directive européenne 2008/38/CE, pour l'indication "réduction des intolérances aux ingrédients et aux nutriments". Ce statut n'est pas un argument marketing : il implique une formulation contrôlée, une indication clinique validée, et une responsabilité réglementaire du fabricant sur la composition réelle du produit.
Recette strictement mono-protéique
Le Tenebrio molitor est l'unique source de protéine animale dans les croquettes FUNGFEED chat. Aucune viande cachée, aucun sous-produit animal d'une autre espèce, aucune trace de poisson ou de volaille. Cette unicité est indispensable pour que le régime d'éviction soit interprétable et que la réintroduction des allergènes suspects se fasse dans de bonnes conditions.
Profil nutritionnel adapté au carnivore strict
RPC (Rapport Protido-Calorique) = 104 g/Mcal, RPP (Rapport Protéino-Phosphorique) = 54, taux de protéines brutes = 40 %, taux de glucides calculé à 24,5 %, phosphore à 0,74 %, cendres à 7,2 %. Le taux de protéines élevé répond aux besoins métaboliques du chat carnivore strict. Le phosphore contrôlé est un atout majeur pour la santé rénale à long terme.
Taurine garantie
La taurine est un acide aminé indispensable au chat, qu'il ne peut pas synthétiser lui-même. Son absence chronique dans l'alimentation provoque des cardiomyopathies dilatées et des atteintes rétiniennes. Les croquettes FUNGFEED chat intègrent un apport en taurine garanti, répondant aux recommandations FEDIAF pour l'espèce féline.
Ratio oméga-6/oméga-3 optimisé (ratio de 3,3)
L'huile de colza et les graines de lin apportent un équilibre en acides gras essentiels favorable à la réduction de l'inflammation cutanée et au maintien de la barrière épidermique — un point essentiel chez les chats allergiques dont la peau est structurellement altérée.
Élimination des boules de poils
Le tégument de psyllium (riche en fibres solubles et insolubles) favorise l'élimination des boules de poils — problème récurrent chez le chat, particulièrement chez les races à poil long —, tout en soutenant l'équilibre du transit intestinal.
Prébiotiques et soutien du microbiote
La présence de fructo-oligo-saccharides (FOS), de mannan-oligo-saccharides (MOS) et de psyllium soutient l'équilibre du microbiote intestinal, particulièrement important chez les chats allergiques qui présentent souvent une dysbiose associée. L'artichaut contribue au confort urinaire, un point essentiel pour l'espèce féline prédisposée aux troubles du bas appareil urinaire.
Fabrication française, traçabilité totale
Les larves de Tenebrio molitor sont élevées en France, nourries avec des co-produits agricoles valorisés. La fabrication et l'emballage sont réalisés en France, assurant une traçabilité complète de la chaîne de production — du ver de farine à la croquette finale.
Transition vers FUNGFEED chez le chat : la méthode douce
Compte tenu de la néophobie alimentaire féline, la transition vers les croquettes FUNGFEED doit être plus lente que chez le chien. Le protocole recommandé sur 10 à 14 jours est le suivant :
- Jours 1 à 3 : 90 % ancien aliment + 10 % FUNGFEED
- Jours 4 à 6 : 75 % + 25 %
- Jours 7 à 9 : 50 % + 50 %
- Jours 10 à 12 : 25 % + 75 %
- Jours 13 à 14 : 100 % FUNGFEED
Si le chat refuse l'aliment à une étape, maintenir le palier pendant 2 à 3 jours supplémentaires avant de progresser. Tièdir légèrement les croquettes peut améliorer leur acceptation. Ne jamais dépasser 36 heures de jeûne total chez le chat.
Une fois la transition complète et l'exclusivité garantie, le régime d'éviction débute officiellement. La date de démarrage doit être notée, et une évaluation clinique réalisée à 4 semaines puis à 8 semaines avec le vétérinaire.
Prévention et gestion à long terme
L'allergie alimentaire féline est une affection chronique : elle ne disparaît pas spontanément, mais elle est parfaitement gérable dès lors que les allergènes responsables sont identifiés et retirés de l'alimentation.
Diversifier les protéines dès le jeune âge est une stratégie préventive discutée. L'idée est d'éviter une exposition exclusive et prolongée à une seule protéine, susceptible de favoriser la sensibilisation. Cette approche doit cependant être individualisée et discutée avec le vétérinaire, car elle ne convient pas à tous les profils de chats.
Préserver les novel proteins comme ressources thérapeutiques est une recommandation importante pour les chats à risque. Un chat de race prédisposée qui n'a jamais consommé de Tenebrio molitor, de kangourou ou de sanglier conserve ces protéines disponibles pour un futur régime d'éviction si une allergie se développe. Un chat qui a déjà été exposé à toutes les sources de protéines peu communes réduit considérablement les options thérapeutiques futures.
Soutenir la barrière cutanée via un apport en acides gras essentiels (oméga-3 en particulier) peut réduire la perméabilité cutanée aux allergènes. Un aliment avec un ratio oméga-6/oméga-3 inférieur à 5 participe à cet objectif.
Surveiller l'état rénal chez les chats allergiques maintenus à long terme sur un aliment diététique. Un phosphore contrôlé (inférieur à 0,8 %) est particulièrement important pour les chats de plus de 7 ans, espèce très prédisposée à l'insuffisance rénale chronique. C'est l'un des points forts des croquettes FUNGFEED chat (phosphore à 0,74 %).
Agir rapidement dès les premiers signes. Un prurit tête et cou traité tardivement et de façon purement symptomatique conduit à une chronicisation des lésions et une aggravation progressive. Une consultation vétérinaire dès l'apparition de démangeaisons récurrentes, d'otites à répétition ou de vomissements chroniques inexpliqués permet d'initier le bilan allergoloqique avant la chronicisation.
FAQ — Questions fréquentes sur l'allergie alimentaire chez le chat
Mon chat mange la même pâtée depuis des années. Peut-il devenir allergique maintenant ?
Oui, absolument. L'allergie alimentaire nécessite une période de sensibilisation qui peut durer plusieurs mois à plusieurs années. Le fait qu'un chat ait toléré un aliment pendant longtemps ne le met pas à l'abri d'une sensibilisation tardive à l'une de ses protéines. C'est même souvent la protéine consommée depuis le plus longtemps qui est la plus allergisante, car l'exposition prolongée favorise la sensibilisation immunitaire.
Mon chat vomit souvent mais ne se gratte pas. Peut-il quand même être allergique à son alimentation ?
Oui. Chez certains chats, l'allergie alimentaire se manifeste exclusivement par des signes digestifs — vomissements chroniques, diarrhée, selles molles — sans aucune atteinte cutanée. Si les examens digestifs habituels (parasitologie, échographie, coprologie) reviennent négatifs et que le chat vomit plus de deux fois par semaine de façon chronique, un régime d'éviction alimentaire est justifié.
Le poisson est-il un bon choix pour un chat allergique ?
Pas nécessairement. Le thon, le saumon et le maquereau font partie des allergènes les plus fréquemment identifiés chez le chat, car ils sont très utilisés dans les formulations industrielles. Un chat qui a consommé du poisson toute sa vie peut avoir développé une sensibilisation. Pour le régime d'éviction, une novel protein qu'il n'a jamais consommée est nécessaire — l'insecte (Tenebrio molitor) est dans ce contexte une option particulièrement sécurisée.
Un test sanguin peut-il confirmer l'allergie alimentaire de mon chat ?
Non, pas de façon fiable. Les tests sérologiques de détection des IgE spécifiques aux protéines alimentaires génèrent de nombreux faux positifs et faux négatifs chez le chat, comme chez le chien. Leur résultat ne doit jamais remplacer le régime d'éviction alimentaire strict, qui reste le seul outil diagnostique valide.
Mon chat peut-il recevoir des friandises pendant le régime d'éviction ?
Uniquement des friandises dont la composition est strictement limitée à la novel protein du régime d'éviction. Toute friandise contenant une protéine différente — même en quantité infime — peut contaminer le régime et le rendre ininterprétable. Les friandises FUNGFEED, composées uniquement de Tenebrio molitor, sont compatibles avec un régime d'éviction conduit avec les croquettes FUNGFEED chat.
L'allergie alimentaire et l'atopie peuvent-elles coexister chez le même chat ?
Oui, et c'est même fréquent. Un chat peut être simultanément atopique (allergique à des antigènes environnementaux comme les acariens ou les pollens) et allergique alimentaire. Dans ce cas, le régime d'éviction permettra d'améliorer une partie des symptômes, mais pas la totalité — la gestion de l'atopie environnementale nécessitera un traitement complémentaire. Cette coexistence est l'une des raisons pour lesquelles certains régimes d'éviction donnent une réponse partielle mais réelle.
Mon chat sort à l'extérieur. Peut-on quand même faire un régime d'éviction ?
C'est un obstacle réel : un chat qui chasse peut ingérer des proies (oiseaux, souris) dont la protéine contamine le régime d'éviction. Dans l'idéal, le chat devrait être gardé en intérieur pendant toute la durée du protocole. Si ce n'est pas possible, le régime d'éviction reste tentable, mais son résultat sera moins fiable, et une réponse négative ne pourra pas exclure formellement une composante alimentaire.
Conclusion
L'allergie alimentaire chez le chat est une affection chronique fréquemment sous-diagnostiquée, souvent masquée derrière des traitements symptomatiques répétés qui soulageront temporairement sans jamais traiter la cause. Face à un prurit non saisonnier centré sur la tête et le cou, des vomissements chroniques inexpliqués, ou des otites récidivantes sans cause mécanique identifiée, la composante alimentaire doit toujours être envisagée.
Le diagnostic repose sur un protocole rigoureux et non négociable : 8 à 10 semaines minimum de régime d'éviction strict, avec un aliment à novel protein véritablement inédite ou à protéines hydrolysées, sans le moindre écart. La rigueur du protocole, et la gestion de la néophobie alimentaire féline qui en est le principal obstacle pratique, conditionnent directement la fiabilité du résultat.
Si vous suspectez une allergie alimentaire chez votre chat, consultez votre vétérinaire avant de modifier l'alimentation. Il pourra exclure les autres causes d'hypersensibilité, évaluer la coexistence d'une atopie environnementale, et vous guider dans la mise en place du régime d'éviction dans les meilleures conditions pour votre félin.

