L'allergie alimentaire est l'une des trois grandes causes d'hypersensibilité chez le chien, avec la dermatite atopique environnementale et l'allergie aux piqûres de puces (DAPP). Elle représente environ 10 à 15 % de l'ensemble des dermatoses canines et reste fréquemment sous-diagnostiquée, ses symptômes se confondant aisément avec d'autres affections cutanées ou digestives.

Ce qui rend l'allergie alimentaire particulièrement trompeuse : elle peut se déclencher à n'importe quel âge, après des mois ou des années sans le moindre problème avec le même aliment. La protéine responsable n'est pas forcément une nouveauté dans la gamelle — c'est souvent l'ingrédient que le chien mange depuis le plus longtemps.

Otites à répétition, démangeaisons chroniques, troubles digestifs qui reviennent malgré les traitements... Dans cet article, j'explique les mécanismes en jeu, les signes cliniques à ne pas négliger, comment poser le diagnostic rigoureusement, et comment traiter cette affection dans la durée.

Allergie alimentaire : de quoi parle-t-on exactement ?

L'allergie alimentaire est une réaction d'hypersensibilité immunitaire dirigée contre une ou plusieurs protéines présentes dans l'alimentation. Le mécanisme est le suivant : lors d'expositions répétées à une protéine alimentaire, le système immunitaire du chien la reconnaît — à tort — comme une menace. Il produit des anticorps spécifiques et, lors des expositions suivantes, déclenche une cascade inflammatoire.

Ce mécanisme implique la libération d'histamine et de prostaglandines par des cellules appelées mastocytes. Ces médiateurs chimiques se concentrent au niveau de la peau, des muqueuses digestives, des oreilles et des yeux — ce qui explique la variété des symptômes observés.

Allergie alimentaire vs intolérance alimentaire : quelle différence ? L'intolérance est une réaction purement digestive, sans implication du système immunitaire. Elle survient dès la première ingestion de l'aliment responsable et provoque essentiellement des troubles intestinaux (vomissements, diarrhée). L'allergie alimentaire, elle, nécessite une période de sensibilisation qui peut durer plusieurs mois à plusieurs années, et produit des symptômes majoritairement cutanés.

Il est important de noter que l'allergie alimentaire peut coexister avec d'autres formes d'hypersensibilité (atopie environnementale, DAPP), ce qui complique souvent le tableau clinique et le diagnostic.

Quels aliments déclenchent une allergie chez le chien ?

Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les aliments "nouveaux" qui déclenchent le plus souvent les allergies. Ce sont les protéines auxquelles le chien a été le plus exposé au cours de sa vie — c'est-à-dire les ingrédients les plus utilisés dans l'industrie du petfood.

Les allergènes les plus fréquemment identifiés chez le chien sont, par ordre de fréquence :

Allergène Fréquence estimée Pourquoi si fréquent ?
Bœuf ~34 % Protéine animale la plus utilisée dans le petfood standard
Produits laitiers ~17 % Très présents dans de nombreuses recettes industrielles
Poulet ~15 % Deuxième viande la plus courante dans les croquettes
Œuf ~11 % Fréquemment utilisé comme liant dans les aliments secs
Blé / gluten ~9 % Céréale omniprésente dans les croquettes d'entrée de gamme
Agneau ~7 % Longtemps considéré comme "hypoallergénique" à tort
Soja ~6 % Source de protéines végétales très répandue

Un chien peut être allergique à plusieurs protéines simultanément. Il est également possible qu'une sensibilisation se développe progressivement envers un aliment donné même après des années de tolérance, ce qui explique que beaucoup de propriétaires soient surpris d'apprendre que leur chien est allergique à sa gamelle habituelle.

À noter : des protéines dites "novel proteins" — c'est-à-dire des sources de protéines rarement présentes dans l'alimentation industrielle courante — présentent un risque de sensibilisation très faible, précisément parce que le système immunitaire du chien ne les a jamais rencontrées. C'est sur ce principe que repose l'utilisation des insectes (Tenebrio molitor) dans les aliments hypoallergéniques.

Symptômes : comment reconnaître une allergie alimentaire chez le chien ?

L'allergie alimentaire produit un tableau clinique dominé par les manifestations cutanées, mais les signes digestifs sont également fréquents — parfois exclusifs. L'absence de réponse aux traitements symptomatiques habituels (antiparasitaires, antifongiques, antibiotiques courts) doit toujours faire suspecter une allergie sous-jacente.

Symptômes cutanés

Les atteintes dermatologiques sont les signes les plus visibles et souvent les premiers à alerter le propriétaire. Ils incluent des démangeaisons intenses et chroniques (prurit), particulièrement marquées au niveau des pattes, du ventre, de l'aine, des aisselles, du pourtour des yeux et de la bouche. Contrairement à la DAPP (allergie aux puces), le prurit d'origine alimentaire est non saisonnier : il persiste toute l'année, quelle que soit la saison.

On observe également des lésions secondaires liées au grattage et au léchage compulsifs : érythème (rougeur), épaississement et hyperpigmentation de la peau, excoriations, et parfois surinfections bactériennes (pyodermite) ou fongiques (Malassezia) qui masquent la cause primaire.

La chute de poils localisée (alopécie), les pellicules persistantes et un pelage terne ou cassant sont d'autres manifestations cutanées fréquentes de l'allergie alimentaire chronique.

Otites récidivantes

C'est l'un des signes les plus caractéristiques et les plus souvent négligés de l'allergie alimentaire. 25 à 50 % des otites externes récidivantes chez le chien ont une composante allergique alimentaire sous-jacente. La muqueuse du conduit auditif externe est directement connectée au système immunitaire systémique : quand une réaction allergique est activée, elle produit un environnement propice à la prolifération de Malassezia ou de bactéries pathogènes (Staphylococcus, Pseudomonas).

Un chien qui consulte plusieurs fois par an pour des otites, qui rechute rapidement après chaque traitement local, et chez qui aucune cause mécanique n'est identifiée (morphologie des oreilles, corps étranger, parasite) doit faire l'objet d'une exploration allergologique systématique.

Symptômes digestifs

Environ 10 à 15 % des chiens allergiques alimentaires présentent des signes digestifs au premier plan, parfois sans aucun signe cutané. Ces symptômes comprennent des vomissements répétés non liés aux repas, une diarrhée chronique ou intermittente, des selles molles ou muqueuses, des flatulences importantes, et une augmentation de la fréquence des défécations (parfois plus de 3 fois par jour).

Ces signes digestifs chroniques doivent toujours faire envisager une allergie alimentaire dans le diagnostic différentiel, notamment si le bilan parasitaire et les examens coprologiques reviennent normaux.

Autres signes associés

Des conjonctivites chroniques bilatérales, un écoulement nasal persistant, des léchages et mâchouillements compulsifs des pattes, et une irritabilité inhabituelle liée à l'inconfort chronique peuvent compléter le tableau clinique.

⚠️ Signal d'alarme clinique

Un chien qui rechute systématiquement après arrêt des corticoïdes ou des antibiotiques, qui présente un prurit persistant malgré une protection antiparasitaire rigoureuse, ou dont les otites récidivent plus de deux fois par an, doit faire l'objet d'un bilan allergoloqique complet — et notamment d'un essai de régime d'éviction alimentaire.

Races prédisposées aux allergies alimentaires

Si l'allergie alimentaire peut toucher n'importe quel chien, certaines races présentent une prédisposition génétique documentée. Cette susceptibilité accrue est liée à des anomalies constitutionnelles de la barrière cutanée, qui facilite la pénétration des allergènes, et à des dérégulations du système immunitaire héréditaires.

Les races les plus fréquemment concernées sont le West Highland White Terrier (le Westie est la race la plus allergique de toutes), le Bouledogue Français, le Cocker Spaniel Anglais, le Labrador Retriever, le Golden Retriever, le Shar-Pei, le Boxer, le Berger Allemand, le Setter Irlandais, le Dalmatien et le Bichon Frisé.

Pour ces races, une vigilance accrue sur le choix des protéines alimentaires dès le plus jeune âge, ainsi qu'une réaction rapide dès l'apparition des premiers signes cutanés, permettent de limiter le risque de chronicisation des lésions.

Diagnostic : le régime d'éviction alimentaire, seul outil valide

C'est le point le plus important de cet article, et celui sur lequel je veux insister. Il n'existe pas de test sanguin ou de patch-test fiable pour diagnostiquer l'allergie alimentaire chez le chien. Les tests sérologiques (dosage des IgE spécifiques) et les tests intradermiques aux allergènes alimentaires ont démontré une sensibilité et une spécificité insuffisantes pour être utilisés seuls à des fins diagnostiques. Leur résultat ne doit jamais remplacer le régime d'éviction.

Le seul outil diagnostique valide est le régime d'éviction alimentaire strict, également appelé régime d'exclusion ou régime d'élimination.

Principe du régime d'éviction

Le régime d'éviction consiste à retirer de l'alimentation du chien toutes les protéines auxquelles il a été exposé au cours de sa vie, et à les remplacer par une ou plusieurs protéines qu'il n'a jamais consommées (novel protein) ou par des protéines hydrolysées (fragmentées en peptides trop petits pour déclencher une réaction immunitaire).

Le principe est simple : si le chien n'a jamais rencontré une protéine, son système immunitaire ne peut pas avoir développé d'allergie contre elle. Le régime d'éviction "remet les compteurs à zéro" et permet d'observer si les symptômes disparaissent en l'absence des allergènes suspects.

Durée impérative : 8 semaines minimum

Le régime d'éviction doit être maintenu 8 semaines minimum pour être interprétable — certaines sources recommandent 10 à 12 semaines pour les cas les plus chroniques. Ce délai est nécessaire pour deux raisons : d'une part, le renouvellement complet du cycle cutané prend plusieurs semaines ; d'autre part, les anticorps déjà en circulation mettent du temps à disparaître. Une amélioration partielle ou tardive après 4 semaines ne signifie pas que le régime est inefficace — il faut le poursuivre.

Exclusivité totale : la règle absolue

Le régime d'éviction ne fonctionne que s'il est appliqué à 100 %. Le moindre écart — une friandise habituelle, un médicament aromatisé au poulet, un reste de table, un os à mâcher — peut contaminer le régime et rendre le résultat ininterprétable. Les autres animaux du foyer ne doivent pas partager leur gamelle avec le chien en cours d'évaluation.

Pendant toute la durée du régime d'éviction, sont strictement interdits : toute friandise contenant des protéines non identifiées, les compléments alimentaires aromatisés, les médicaments sous forme de comprimés palatables à base de viande, et tout aliment de table.

Interprétation du résultat

Si les symptômes s'améliorent significativement au bout de 8 semaines de régime d'éviction strict, on peut suspecter une allergie alimentaire. Le diagnostic est confirmé par la réintroduction séquentielle des allergènes suspects : si les symptômes réapparaissent dans les jours suivant la réintroduction d'une protéine spécifique, cette protéine est identifiée comme l'allergène responsable. Cette étape est indispensable pour éviter de maintenir le chien à vie sur un régime d'éviction inutilement restrictif.

📋 Les 4 causes d'échec du régime d'éviction

  • Durée insuffisante : arrêt avant 8 semaines
  • Non-respect de l'exclusivité : friandises, restes de table, médicaments palatables
  • Novel protein déjà consommée : la protéine "nouvelle" a en fait déjà été consommée via un aliment antérieur
  • Allergie non alimentaire coexistante : atopie environnementale ou DAPP masquant l'amélioration

Quel aliment choisir pour le régime d'éviction ?

Deux grandes familles d'aliments peuvent être utilisées pour conduire un régime d'éviction chez le chien allergique.

Les aliments à protéines hydrolysées

Ces aliments contiennent des protéines animales fragmentées en peptides de très petite taille (hydrolysats), trop petits pour être reconnus par le système immunitaire comme des antigènes. Ils sont efficaces mais coûteux, et leur palatabilité est parfois insuffisante pour les chiens difficiles. Principales références : Royal Canin Hypoallergenic, Hill's Prescription Diet z/d, Specific FDD-HY Food Allergen Management.

Les aliments à novel protein

Ces aliments contiennent une source de protéines que le chien n'a jamais consommée, et donc contre laquelle il ne peut pas avoir développé d'allergie. C'est le principe le plus naturel et souvent le mieux toléré. Pour qu'un aliment à novel protein soit réellement efficace en régime d'éviction, il doit répondre à trois critères impératifs :

  • La protéine doit être véritablement inédite pour l'animal concerné — ce qui nécessite de connaître précisément l'historique alimentaire du chien
  • L'aliment doit être strictement mono-protéique (une seule source de protéine animale) pour garantir la traçabilité en cas de réintroduction
  • La composition doit être simple et transparente, sans traces d'autres protéines

Ration ménagère maison : possible mais exigeante

Une ration ménagère élaborée avec une seule source de viande jamais consommée (par exemple sanglier, cheval ou kangourou) et une source de glucides simple (riz, pomme de terre) peut être utilisée. Elle présente l'avantage d'une transparence totale sur la composition, mais exige un équilibrage nutritionnel rigoureux par un vétérinaire nutritionniste pour éviter les carences sur une période de 8 à 12 semaines.

FUNGFEED : aliment de référence pour le régime d'éviction alimentaire

Parmi les aliments à novel protein disponibles sur le marché français, les croquettes FUNGFEED pour chien occupent une place à part. Voici pourquoi elles constituent, d'un point de vue clinique, une référence solide pour conduire un régime d'éviction.

🔬 Pourquoi FUNGFEED est adapté au régime d'éviction ?

Novel protein absolument inédite — Tenebrio molitor (ver de farine)
L'insecte est une source de protéine animale que le système immunitaire du chien domestique n'a quasiment jamais rencontrée. Contrairement au lapin, au canard ou au saumon (parfois déjà présents dans d'anciens aliments), le Tenebrio molitor représente une protéine vierge pour la grande majorité des chiens, ce qui maximise les chances de succès du régime d'éviction.

Aliment diététique réglementaire (directive 2008/38/CE)
FUNGFEED est l'un des rares aliments à base d'insectes à détenir le statut d'aliment diététique réglementaire au sens de la directive européenne 2008/38/CE, pour l'indication "réduction des intolérances aux ingrédients et aux nutriments". Ce statut implique une formulation contrôlée et une indication clinique validée — il ne s'agit pas d'un simple argument marketing.

Recette strictement mono-protéique
Le Tenebrio molitor est l'unique source de protéine animale. Aucune viande cachée, aucun sous-produit animal d'une autre espèce. Cette unicité est indispensable pour que le régime d'éviction soit interprétable et que la réintroduction des allergènes suspects se fasse dans de bonnes conditions.

Profil nutritionnel cliniquement cohérent
RPC (Rapport Protido-Calorique) = 94 g/Mcal, RPP (Rapport Protéino-Phosphorique) = 49, taux de glucides calculé à 25,3 %, phosphore à 0,71 %, cendres à 6,5 %. Ces valeurs positionnent FUNGFEED parmi les croquettes les mieux équilibrées du marché pour un chien adulte en régime d'éviction ou en entretien long terme.

Ratio oméga-6/oméga-3 optimisé (ratio de 3)
L'huile de colza et les graines de lin apportent un équilibre lipidique favorable à la réduction de l'inflammation cutanée et au maintien de la barrière épidermique — un point essentiel chez les chiens allergiques dont la peau est structurellement fragilisée.

Prébiotiques et soutien digestif
La présence de psyllium (80 % de fibres solubles), de fructo-oligo-saccharides (FOS) et de mannan-oligo-saccharides (MOS) soutient l'équilibre du microbiote intestinal, particulièrement important chez les chiens allergiques qui présentent souvent une dysbiose associée.

Fabrication française, traçabilité totale
Les larves de Tenebrio molitor sont élevées en France (région nord), nourries avec des co-produits agricoles valorisés. La fabrication et l'emballage sont réalisés en France. Cette traçabilité de bout en bout est un gage de qualité et de cohérence de la composition.

→ Voir les croquettes FUNGFEED pour chien

Comment conduire la transition vers FUNGFEED ?

La transition vers les croquettes FUNGFEED — comme pour tout changement d'alimentation — doit être progressive sur 7 à 10 jours, en augmentant graduellement la proportion de nouvel aliment (10 % le premier jour, 25 % au 3e jour, 50 % au 5e jour, 75 % au 7e jour, 100 % au 10e jour). Cette progressivité limite les risques de troubles digestifs transitoires liés au changement de microbiote.

Une fois la transition complète, le régime d'éviction strict débute officiellement. La date de démarrage doit être notée, et l'évaluation clinique réalisée à 4 semaines puis à 8 semaines avec le vétérinaire.

Peut-on prévenir les allergies alimentaires chez le chien ?

Il n'existe pas de moyen de garantir qu'un chien ne développera jamais d'allergie alimentaire. Cependant, certaines pratiques peuvent réduire le risque de sensibilisation ou limiter la sévérité des manifestations :

Varier les sources de protéines dès le jeune âge est une stratégie qui mérite d'être discutée avec votre vétérinaire. L'idée est d'éviter l'exposition exclusive et prolongée à une seule protéine, ce qui peut favoriser la sensibilisation. Cela dit, la variété doit être introduite progressivement et ne convient pas à tous les profils d'animaux.

Limiter l'utilisation de protéines très courantes (bœuf, poulet, produits laitiers) dans l'alimentation quotidienne d'un chien à risque (race prédisposée, antécédents familiaux d'allergie) permet de préserver ces protéines comme options thérapeutiques potentielles si une allergie se développe plus tard.

Soutenir la barrière cutanée via un apport en acides gras essentiels (oméga-3 en particulier) peut réduire la perméabilité cutanée aux allergènes environnementaux et alimentaires. Des croquettes avec un ratio oméga-6/oméga-3 inférieur à 5 participent à cet objectif.

Agir vite dès les premiers signes est peut-être le levier le plus important. Un prurit traité trop tardivement et de manière purement symptomatique (corticoïdes seuls, sans recherche de cause) conduit à une chronicisation des lésions cutanées, une surinfection secondaire, et une aggravation progressive de l'état général. Une consultation vétérinaire précoce dès l'apparition de démangeaisons récurrentes ou d'otites à répétition permet d'initier le bilan allergoloqique avant que la situation ne se complique.

FAQ — Questions fréquentes sur l'allergie alimentaire chez le chien

Mon chien mange la même marque depuis 5 ans sans problème. Peut-il devenir allergique maintenant ?

Oui, absolument. C'est même l'un des tableaux les plus fréquents. L'allergie alimentaire nécessite une période de sensibilisation qui peut durer plusieurs mois à plusieurs années. Le fait que le chien ait toléré un aliment pendant longtemps ne le met pas à l'abri d'une sensibilisation tardive à l'une de ses protéines.

Un test sanguin peut-il confirmer l'allergie alimentaire de mon chien ?

Non. Les tests sérologiques de détection des IgE alimentaires disponibles sur le marché ont une valeur diagnostique insuffisante pour être utilisés seuls. Ils génèrent de nombreux faux positifs et faux négatifs. Le seul outil diagnostique validé reste le régime d'éviction alimentaire strict d'au moins 8 semaines, suivi d'une réintroduction contrôlée des allergènes suspects.

Mon chien peut-il manger des friandises pendant le régime d'éviction ?

Uniquement des friandises dont la composition est strictement limitée à la novel protein du régime d'éviction. Toute friandise contenant une protéine différente — même en quantité infime — peut contaminer le régime et le rendre ininterprétable. Les friandises FUNGFEED, composées uniquement de Tenebrio molitor, sont compatibles avec un régime d'éviction conduit avec les croquettes FUNGFEED.

L'allergie alimentaire est-elle guérissable ?

L'allergie alimentaire est une affection chronique qui ne disparaît pas spontanément. En revanche, elle est parfaitement gérable à long terme : un chien maintenu sur un aliment ne contenant pas les allergènes auxquels il est sensible peut vivre sans symptôme et sans traitement médicamenteux. L'enjeu est d'identifier précisément les protéines responsables via le régime d'éviction, puis d'adapter l'alimentation en conséquence.

Mon chien a des otites à répétition. Est-ce lié à son alimentation ?

Très probablement, oui — surtout si les otites récidivent plusieurs fois par an malgré des traitements bien conduits, et qu'aucune cause mécanique (morphologie des oreilles, corps étranger, parasite) n'a été identifiée. L'allergie alimentaire est l'une des principales causes d'otites externes chroniques chez le chien : elle crée un environnement propice à la prolifération de Malassezia et de bactéries pathogènes dans le conduit auditif. Un régime d'éviction alimentaire de 8 semaines est souvent déterminant pour briser ce cycle.

Quelle est la différence entre une croquette hypoallergénique et un aliment diététique pour le régime d'éviction ?

Le terme "hypoallergénique" n'est pas réglementé dans le petfood : n'importe quel fabricant peut l'utiliser. Un aliment diététique au sens de la directive 2008/38/CE, en revanche, répond à des critères réglementaires stricts et à une indication clinique précise. Pour un régime d'éviction diagnostique, un aliment à novel protein strictement mono-protéique ou un aliment à protéines hydrolysées est nécessaire — pas simplement une croquette labelisée "hypoallergénique" sans fondement clinique.

Conclusion

L'allergie alimentaire chez le chien est une affection sous-diagnostiquée, souvent masquée derrière des traitements symptomatiques répétés qui ne traitent pas la cause. Face à un prurit chronique, des otites récidivantes ou des troubles digestifs persistants, ne pas envisager une composante alimentaire est une erreur fréquente qui conduit à la chronicisation des lésions.

Le diagnostic repose sur un protocole rigoureux : 8 semaines minimum de régime d'éviction strict, avec un aliment à novel protein véritablement inédite ou à protéines hydrolysées, sans aucun écart. La rigueur du protocole conditionne directement la fiabilité du résultat.

Si vous suspectez une allergie alimentaire chez votre chien, consultez votre vétérinaire avant de changer l'alimentation. Il pourra confirmer la suspicion, exclure les autres causes d'hypersensibilité, et vous guider dans la mise en place du régime d'éviction dans les meilleures conditions.

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