Il y a la chute de poils normale — celle qui accompagne les mues saisonnières du printemps et de l'automne, prévisible et proportionnée au type de pelage de votre chien. Et il y a la chute de poils excessive, anormale, qui ne correspond à aucune saison, qui laisse des zones glabres visibles ou qui transforme votre canapé en tapis de fourrure quelle que soit la période de l'année. C'est cette deuxième catégorie qui doit alerter.
Une chute de poils excessive chez le chien — appelée alopécie quand elle se traduit par des zones sans poils — est presque toujours le symptôme d'une cause sous-jacente. Parmi ces causes, l'alimentation joue un rôle bien plus important qu'on ne le pense généralement : carences nutritionnelles, allergies alimentaires non diagnostiquées, déséquilibres en acides gras essentiels peuvent tous se manifester en premier lieu par la dégradation du pelage et une chute de poils excessive.
Dans cet article, j'explique les causes principales de la chute de poils anormale chez le chien, comment distinguer une chute de poils d'origine alimentaire d'une cause médicale, et quelles solutions nutritionnelles permettent de retrouver un pelage dense et sain.
Chute de poils normale vs chute de poils excessive
Tous les chiens perdent des poils en permanence — c'est un processus physiologique normal lié au renouvellement continu du pelage. La distinction entre chute de poils normale et excessive repose sur trois critères.
La quantité : une chute de poils normale produit des poils en petite quantité, répartis uniformément, sans impact visible sur la densité du pelage. Une chute excessive produit des quantités anormalement importantes de poils, souvent par touffes, et peut laisser le pelage clairsemé ou révéler des zones de peau visible.
La saisonnalité : la mue saisonnière est normale au printemps (perte du sous-poil d'hiver) et en automne (renouvellement du pelage avant l'hiver). Elle dure 3 à 6 semaines selon les races et se produit de façon symétrique sur l'ensemble du corps. Une chute de poils qui survient en dehors de ces périodes, qui ne s'arrête pas après 6 semaines, ou qui produit des zones glabres asymétriques, est anormale.
La localisation : une mue normale touche l'ensemble du corps de façon diffuse et symétrique. Une chute de poils pathologique peut être localisée (zones glabres circonscrites), asymétrique, ou concentrée sur des zones anatomiques particulières (flancs, dos, face interne des cuisses, autour des yeux) qui orientent vers des causes spécifiques.
💡 Quand consulter ?
Consultez votre vétérinaire si la chute de poils est accompagnée de démangeaisons, de rougeurs ou de lésions cutanées visibles ; si des zones glabres circulaires apparaissent ; si la chute est asymétrique ou localisée ; si elle persiste plus de 6 à 8 semaines en dehors des périodes de mue ; ou si elle s'accompagne d'une modification de l'état général (fatigue, prise de poids, modifications comportementales).
Le cycle pilaire du chien : comprendre pour mieux agir
Chaque follicule pileux du chien passe de façon cyclique par quatre phases successives. Comprendre ce cycle aide à comprendre pourquoi certaines causes — nutritionnelles notamment — mettent plusieurs semaines à produire leurs effets sur le pelage, et pourquoi les améliorations après correction alimentaire prennent du temps.
La phase anagène est la phase de croissance active du poil. Le follicule est métaboliquement très actif et consomme des quantités importantes de protéines, d'acides aminés soufrés (méthionine, cystéine), de vitamines et de minéraux. Un déficit nutritionnel pendant cette phase se traduit directement par une production de poils de mauvaise qualité — fins, cassants, ternes.
La phase catagène est une phase de transition courte pendant laquelle la croissance s'arrête et le follicule entre en régression.
La phase télogène est la phase de repos pendant laquelle le poil ancien se maintient dans le follicule sans croître. C'est à l'issue de cette phase que le poil tombe naturellement lors de la mue.
La phase exogène correspond à la chute effective du poil télogène et au démarrage d'un nouveau cycle anagène.
Un point clé : le pelage du chien consomme à lui seul 25 à 30 % de l'apport protéique journalier total. C'est l'organe le plus exigeant en protéines de l'organisme canin après les muscles. Un aliment insuffisamment riche en protéines de qualité, ou une protéine mal digestible, se manifeste en premier lieu par une dégradation du pelage — avant même que d'autres organes ne soient affectés.
Causes de la chute de poils excessive chez le chien
Les causes d'alopécie canine sont nombreuses et souvent intriquées. Un diagnostic précis est indispensable pour orienter le traitement.
Causes allergiques
Les allergies sont l'une des premières causes de chute de poils pathologique chez le chien. L'allergie alimentaire provoque une inflammation cutanée chronique qui perturbe le cycle pilaire et génère une alopécie secondaire au prurit intense (le chien perd ses poils en se grattant) ou directement par l'inflammation folliculaire. La dermatite atopique environnementale et la DAPP fonctionnent selon des mécanismes similaires.
Causes parasitaires
La démodécie (infestation par Demodex canis) est l'une des causes les plus fréquentes d'alopécie localisée chez le chien, particulièrement chez les jeunes animaux ou les chiens immunodéprimés. Les acariens Demodex s'installent dans les follicules pileux, y provoquent une inflammation qui détruit progressivement la structure folliculaire et entraîne une alopécie souvent circulaire, non prurigineuse dans les formes localisées. La teigne (dermatophytose) provoque des lésions rondes glabres caractéristiques avec squames.
Causes hormonales
L'hypothyroïdie est une cause fréquente et souvent méconnue d'alopécie bilatérale symétrique chez le chien adulte, généralement accompagnée d'une prise de poids, d'une léthargie et d'une intolérance au froid. Le syndrome de Cushing (hyperadrénocorticisme) provoque une alopécie bilatérale symétrique des flancs très caractéristique, associée à un abdomen distendu, une polydipsie et une polyurie. Le déséquilibre hormonal sexuel peut provoquer des alopécies symétriques chez les animaux non stérilisés.
Causes nutritionnelles
Les carences alimentaires constituent une cause directe et fréquemment sous-estimée de chute de poils excessive. Elles sont développées en détail dans la section suivante.
Causes infectieuses et auto-immunes
Certaines infections bactériennes profondes (folliculite profonde, furonculose) peuvent détruire les follicules pileux et provoquer une alopécie cicatricielle irréversible dans les zones les plus sévèrement atteintes. Des maladies auto-immunes rares (pemphigus, lupus cutané) peuvent également être responsables d'alopécies atypiques.
Alopécie post-tonte et alopécie des flancs
L'alopécie post-tonte (Post-clipping alopecia) est un phénomène particulier observé chez certaines races nordiques (Husky, Samoyède, Spitz) : après une tonte, le poil ne repousse pas normalement et la zone reste glabre pendant des mois. L'alopécie des flancs ou alopécie saisonnière des flancs est une affection idiopathique saisonnière affectant les deux flancs de façon symétrique, plus fréquente chez certaines races (Boxer, Bouledogue, Airedale Terrier).
Chute de poils et alimentation : le lien souvent sous-estimé
Le pelage est le reflet direct de l'état nutritionnel du chien. Un aliment de mauvaise qualité, mal équilibré ou contenant des allergènes actifs se lit toujours sur le pelage avant de se manifester sur d'autres organes. Quatre mécanismes nutritionnels peuvent provoquer une chute de poils excessive.
Carence en protéines et acides aminés essentiels
La kératine — protéine structurale qui constitue 95 % du poil — est synthétisée à partir d'acides aminés soufrés, principalement la méthionine et la cystéine. Un aliment dont le taux de protéines est insuffisant, dont les protéines sont mal digestibles (protéines de mauvaise qualité biologique), ou dont le profil en acides aminés essentiels est déséquilibré, ne fournit pas les briques de construction nécessaires à la synthèse normale de la kératine.
Le résultat est un poil fin, cassant, terne, qui pousse lentement et tombe prématurément avant d'atteindre sa longueur normale. La chute de poils liée à une carence protéique est généralement diffuse, affecte l'ensemble du pelage, et s'accompagne souvent d'un pelage terne et sans éclat. Elle est particulièrement visible chez les chiens nourris avec des aliments bas de gamme dont les protéines sont issues de farines animales de faible digestibilité.
Déséquilibre en acides gras essentiels
Les acides gras essentiels — particulièrement les oméga-3 (EPA, DHA, ALA) et les oméga-6 (acide linoléique) — jouent un rôle structural dans la membrane des kératinocytes (cellules qui produisent la kératine) et dans le maintien de la barrière lipidique de la peau. Un déséquilibre du ratio oméga-6/oméga-3 (trop élevé dans la plupart des aliments industriels standard, souvent supérieur à 10:1) provoque une inflammation cutanée sub-clinique chronique qui perturbe le cycle pilaire, réduit la production de sébum et fragilise la structure du poil.
Un chien carencé en oméga-3 présente un pelage terne, sec, avec des squames fines (pellicules), une peau qui démange légèrement, et une chute de poils plus importante qu'attendue. Un ratio oméga-6/oméga-3 idéal pour la santé cutanée et pilaire se situe entre 5:1 et 10:1, avec un objectif optimal autour de 3:1 à 5:1.
Carences en micronutriments
Plusieurs vitamines et minéraux sont directement impliqués dans la santé du follicule pileux et la qualité du poil. La biotine (vitamine B8) est le cofacteur de plusieurs enzymes impliquées dans la synthèse de la kératine — une carence provoque une alopécie diffuse et une dépigmentation du pelage. Le zinc est indispensable à la division cellulaire dans les follicules pileux en phase anagène — une carence (fréquente chez les Huskies et Samoyèdes) provoque une alopécie péri-orbitaire et péri-buccale caractéristique (dermatose zinc-dépendante). La vitamine A, la vitamine E et le cuivre participent également à la pigmentation et à la structure du poil.
Allergie alimentaire et alopécie secondaire
C'est le mécanisme le plus fréquent et le plus souvent méconnu. Une allergie alimentaire non diagnostiquée provoque un prurit chronique qui conduit le chien à se gratter, se mordiller et se lécher de façon répétée. Cette agression mécanique répétée arrache les poils mécaniquement et traumatise les follicules pileux, provoquant une alopécie par traction et traumatisme auto-infligé. Les follicules pileux répétitivement traumatisés peuvent finir par produire des poils de plus en plus fins et courts, voire s'atrophier définitivement dans les cas très chroniques.
Parallèlement, l'inflammation cutanée chronique générée par la réaction allergique perturbe directement le cycle pilaire, allonge anormalement la phase télogène (repos) et raccourcit la phase anagène (croissance), réduisant la densité globale du pelage indépendamment du comportement de grattage.
Comment reconnaître une chute de poils d'origine alimentaire ?
Plusieurs éléments cliniques permettent de suspecter une cause alimentaire derrière une chute de poils excessive.
Signes évocateurs d'une carence nutritionnelle
- Pelage globalement terne, sans brillance, avec une texture sèche ou cassante
- Chute de poils diffuse et symétrique, sans zone glabre nettement délimitée
- Squames fines (pellicules) réparties sur l'ensemble du pelage
- Absence de prurit associé — le chien ne se gratte pas excessivement
- Amélioration progressive après changement d'alimentation pour un aliment plus riche en protéines de qualité et mieux équilibré en acides gras
- Alimentation avec un aliment bas de gamme, très riche en céréales, avec un taux de protéines brutes inférieur à 25 %
Signes évocateurs d'une allergie alimentaire sous-jacente
- Prurit chronique non saisonnier associé à la chute de poils
- Zones d'alopécie localisées aux endroits que le chien peut atteindre (ventre, face interne des membres, face)
- Lésions de grattage visibles (érythème, croûtes, excoriations) dans les zones alopéciques
- Association avec d'autres signes allergiques : otites récidivantes, conjonctivite, troubles digestifs intermittents
- Pelage qui se dégrade progressivement sur plusieurs mois malgré un aliment en apparence de bonne qualité
- Chute de poils qui persiste toute l'année, sans saisonnalité
⚠️ Ne pas confondre avec une cause médicale
Une alopécie bilatérale symétrique des flancs chez un chien adulte d'âge moyen, accompagnée d'une prise de poids et d'une léthargie, évoque d'abord une hypothyroïdie — pas une cause alimentaire. Une alopécie localisée circulaire non prurigineuse chez un jeune chien évoque une démodécie ou une teigne. Ces causes médicales nécessitent des examens complémentaires spécifiques et ne répondront pas à une modification alimentaire seule.
Races prédisposées
Certaines races présentent des prédispositions spécifiques à la chute de poils excessive, liées à leur morphologie pilaire, leur susceptibilité allergique ou leurs particularités métaboliques.
Les races à double sous-poil très dense — Husky Sibérien, Samoyède, Malamute d'Alaska, Spitz, Chow-Chow, Berger des Shetland — produisent des volumes de poils très importants lors des mues saisonnières. Elles sont également prédisposées à la dermatose zinc-dépendante (Husky, Samoyède) et à l'alopécie post-tonte. Les races à forte prédisposition allergique — West Highland White Terrier, Bouledogue Français, Labrador Retriever, Golden Retriever, Cocker Spaniel, Shar-Pei — présentent fréquemment une alopécie secondaire à une allergie alimentaire ou environnementale. Le Lévrier Whippet et le Greyhound, races à pelage très court, révèlent plus rapidement toute dégradation nutritionnelle de la qualité du poil.
Diagnostic vétérinaire
Face à une chute de poils excessive, le vétérinaire suit une démarche diagnostique structurée pour identifier la cause et orienter le traitement.
L'examen clinique évalue la distribution et la topographie de l'alopécie (diffuse vs localisée, symétrique vs asymétrique), l'état de la peau dans les zones alopéciques (inflammation, squames, lésions), et la qualité des poils restants (brillance, épaisseur, structure). L'anamnèse alimentaire complète — aliment utilisé, durée, friandises, compléments — est systématiquement réalisée.
Les examens complémentaires de première intention comprennent les raclages cutanés (recherche de Demodex, Sarcoptes), l'examen à la lampe de Wood (teigne), et selon le tableau clinique : un bilan thyroïdien (T4 totale), un bilan hormonal surrénalien (test de stimulation à l'ACTH), ou un régime d'éviction alimentaire diagnostique de 8 semaines si une allergie alimentaire est suspectée.
Une biopsie cutanée peut être nécessaire dans les cas atypiques ou résistants pour analyser histologiquement la structure des follicules pileux et identifier les maladies folliculaires rares ou les affections auto-immunes.
Solutions nutritionnelles pour un pelage sain et dense
Une fois les causes médicales exclues ou traitées, les leviers nutritionnels sont les plus puissants pour restaurer la qualité et la densité du pelage.
Choisir un aliment riche en protéines de haute qualité biologique
Le premier critère est le Rapport Protido-Calorique (RPC) — un indicateur plus fiable que le simple taux de protéines brutes, car il mesure la densité en protéines rapportée à la densité énergétique de l'aliment. Pour un chien adulte en bonne santé avec un pelage à entretenir, un RPC supérieur à 80 g/Mcal est un minimum. Pour un chien allergique ou présentant une alopécie d'origine nutritionnelle, viser un RPC supérieur à 90 g/Mcal.
La digestibilité des protéines est aussi importante que leur quantité. Des protéines issues de viandes entières ou de sources animales identifiées et de qualité sont bien supérieures aux "farines de viande" ou "sous-produits animaux" non identifiés présents dans les aliments bas de gamme, dont la digestibilité peut être très faible malgré un taux de protéines brutes affiché élevé.
Optimiser le ratio oméga-6/oméga-3
Recherchez un aliment dont le ratio oméga-6/oméga-3 est inférieur à 5:1, idéalement autour de 3:1 à 5:1. La plupart des aliments industriels standard affichent un ratio de 10:1 à 20:1, largement pro-inflammatoire. Un ratio optimisé peut être obtenu via l'huile de colza, les graines de lin, ou l'huile de poisson dans la formulation de l'aliment.
Si l'aliment actuel est insuffisant sur ce point, une supplémentation en huile de saumon ou de sardines (source d'EPA et DHA directement assimilables) ou en huile de lin (source d'ALA, précurseur des oméga-3) peut être ajoutée en parallèle, à raison de 1 à 3 ml par 10 kg de poids vif par jour. Les résultats sur le pelage sont visibles en 6 à 8 semaines.
Veiller à l'apport en biotine et zinc
Si une carence spécifique est suspectée — pelage qui dépigmente, zones d'alopécie péri-orbitaires ou péri-buccales chez une race nordique — une supplémentation ciblée en biotine ou en zinc peut être prescrite par le vétérinaire. La supplémentation en zinc doit cependant être encadrée : une surdose de zinc est toxique pour le chien.
Conduire un régime d'éviction si une allergie alimentaire est suspectée
Si la chute de poils est accompagnée de prurit et d'autres signes évocateurs d'allergie alimentaire, un régime d'éviction alimentaire de 8 semaines minimum est indispensable. L'amélioration du pelage après élimination de l'allergène responsable est souvent spectaculaire : la repousse des poils dans les zones alopéciques commence généralement 4 à 6 semaines après le début du régime, et la densité normale du pelage est restaurée en 2 à 4 mois.
FUNGFEED : agir sur la cause allergique et nutritionnelle
Pour les chiens présentant une chute de poils excessive dont la composante nutritionnelle ou allergique alimentaire est suspectée, les croquettes FUNGFEED pour chien répondent directement aux deux leviers d'action les plus efficaces : la qualité protéique et l'équilibre en acides gras.
🔬 Pourquoi FUNGFEED pour le pelage et la chute de poils ?
Profil protéique élevé et hautement digestible — Tenebrio molitor
Les protéines de larve de Tenebrio molitor présentent une digestibilité supérieure à 85 %, comparable aux meilleures sources de protéines animales conventionnelles. Avec un RPC de 94 g/Mcal et un taux de protéines brutes de 35 %, FUNGFEED fournit les acides aminés essentiels — méthionine, cystéine, lysine — en quantité suffisante pour assurer une synthèse optimale de la kératine et soutenir un cycle pilaire sain.
Ratio oméga-6/oméga-3 de 3 — le meilleur levier anti-inflammatoire pour le pelage
L'huile de colza et les graines de lin apportent un ratio oméga-6/oméga-3 de 3, parmi les plus favorables du marché. Ce ratio très bas réduit l'inflammation cutanée sub-clinique, améliore la qualité de la barrière lipidique de la peau, augmente la production de sébum protecteur et contribue directement à un pelage plus brillant, plus épais et moins sujet à la chute excessive. Les effets sur le pelage sont généralement visibles après 6 à 10 semaines d'alimentation exclusive.
Novel protein absolument inédite pour le régime d'éviction
Pour les chiens dont la chute de poils est liée à une allergie alimentaire non diagnostiquée, le Tenebrio molitor est une novel protein que le système immunitaire du chien domestique n'a quasiment jamais rencontrée. FUNGFEED permet de conduire un régime d'éviction diagnostique rigoureux, de supprimer l'inflammation cutanée allergique chronique qui perturbe le cycle pilaire, et d'observer la repousse des poils dans les zones alopéciques.
Aliment diététique réglementaire (directive 2008/38/CE)
Le statut d'aliment diététique réglementaire garantit une formulation contrôlée pour "la réduction des intolérances aux ingrédients et aux nutriments" — une garantie de qualité compositionnelle qui va bien au-delà des mentions marketing "hypoallergénique" sans fondement réglementaire.
Recette strictement mono-protéique et composition transparente
Pas de sources protéiques cachées, pas de "sous-produits animaux" non identifiés, pas d'arômes de viande non précisés. Une composition transparente qui garantit l'absence d'allergènes courants (bœuf, poulet, produits laitiers, œuf, poisson) et maximise la qualité nutritionnelle disponible pour le follicule pileux.
Prébiotiques FOS, MOS et psyllium
L'axe intestin-peau est de plus en plus reconnu comme un déterminant de la santé cutanée et pilaire. Un microbiote intestinal équilibré module l'immunité systémique et réduit l'hyperréactivité inflammatoire à l'origine des affections cutanées allergiques.
Soins complémentaires du pelage
Les solutions nutritionnelles sont le socle — mais quelques soins complémentaires du pelage amplifient et accélèrent les résultats.
Le brossage régulier est le premier soin à ne pas négliger. Il stimule la microcirculation cutanée, active la production de sébum, élimine les poils morts et les squames, et prévient la formation de nœuds qui fragilisent les poils vivants. La fréquence optimale varie selon le type de pelage : quotidien pour les races à poil long ou double sous-poil, 2 à 3 fois par semaine pour les races à poil court. Un brossage régulier révèle rapidement les zones d'alopécie débutantes et permet une détection précoce.
Le choix du shampoing est également important. Un shampoing trop fréquent (plus d'une fois par mois chez la plupart des races) élimine le film sébacé protecteur et fragilise la barrière cutanée. Pour les chiens présentant une chute de poils excessive, des shampoings à base d'acides aminés ou d'oméga reconstituants, ou des shampoings à la biotine et à la kératine végétale, peuvent soutenir la qualité du pelage entre les bains.
La gestion du stress est souvent sous-estimée. Le stress chronique active l'axe HPA (hypothalamo-hypophyso-surrénalien) et augmente les taux de cortisol, qui a un effet direct sur le cycle pilaire — prolongation de la phase télogène et accélération de la chute des poils. Un chien anxieux ou stressé peut présenter une chute de poils excessive en dehors de toute cause médicale ou nutritionnelle.
FAQ — Questions fréquentes sur la chute de poils chez le chien
Mon chien perd beaucoup de poils depuis que j'ai changé d'aliment. Est-ce normal ?
Un changement alimentaire peut effectivement s'accompagner d'une chute de poils temporairement plus importante pendant 2 à 4 semaines. Le nouvel aliment modifie le microbiote intestinal et peut induire un léger stress physiologique qui se traduit par une entrée en phase télogène de certains follicules. Si la chute excessive persiste au-delà de 4 à 6 semaines après le changement d'aliment, il convient d'évaluer la qualité nutritionnelle du nouvel aliment — en particulier son RPC et son ratio oméga-6/oméga-3.
Combien de temps faut-il pour voir l'amélioration du pelage après un changement d'alimentation ?
Le cycle pilaire du chien dure 3 à 6 semaines selon les races. Une amélioration de la brillance et de la texture du pelage est généralement visible après 6 à 8 semaines d'alimentation adaptée. La repousse dans les zones alopéciques liées à une allergie alimentaire commence en 4 à 8 semaines, et la restauration complète de la densité du pelage prend 2 à 4 mois. La patience est indispensable : le pelage est le dernier organe à refléter l'amélioration nutritionnelle, mais aussi l'un des plus fidèles indicateurs de l'état nutritionnel global.
Les compléments en biotine sont-ils efficaces contre la chute de poils ?
La biotine est efficace en cas de carence avérée — ce qui est relativement rare dans les populations nourries avec des aliments commerciaux équilibrés. En l'absence de carence réelle, la supplémentation en biotine n'apportera pas d'amélioration notable. Avant de supplémenter, il est plus utile d'évaluer la qualité globale de l'aliment (RPC, digestibilité des protéines, ratio oméga) — qui aura un impact bien plus large et plus durable sur la santé du pelage que la biotine seule.
Mon chien a des zones glabres rondes qui apparaissent. Est-ce lié à l'alimentation ?
Les zones glabres circulaires bien délimitées évoquent d'abord une démodécie ou une dermatophytose (teigne) — deux affections qui nécessitent un examen vétérinaire et des examens complémentaires spécifiques (raclages cutanés, examen à la lampe de Wood). Ce tableau ne s'explique pas par une cause nutritionnelle et ne répondra pas à un changement alimentaire seul. Une consultation vétérinaire est indispensable avant d'envisager toute modification de l'alimentation.
Peut-on donner de l'huile de coco pour améliorer le pelage du chien ?
L'huile de coco contient principalement des acides gras saturés à chaîne moyenne, sans EPA ni DHA — les oméga-3 qui ont un réel impact démontré sur la santé cutanée et pilaire. Son efficacité sur le pelage n'est pas validée par la littérature vétérinaire. L'huile de saumon ou de sardines (source d'EPA et DHA) ou l'huile de lin (source d'ALA) sont des options nutritionnellement mieux argumentées pour améliorer le pelage par voie alimentaire.
Mon vétérinaire a diagnostiqué une hypothyroïdie. La chute de poils va-t-elle s'améliorer avec le traitement ?
Oui, dans la grande majorité des cas. L'hypothyroïdie traite bien avec la lévothyroxine (L-thyroxine synthétique administrée quotidiennement). Une fois les taux de T4 normalisés, le cycle pilaire se rétablit progressivement. La repousse des poils commence généralement 6 à 12 semaines après le début du traitement et le pelage retrouve sa densité normale en 3 à 6 mois. Un suivi vétérinaire régulier avec dosages de T4 permet d'ajuster la dose pour maintenir les taux dans les valeurs cibles.
Conclusion
Une chute de poils excessive chez le chien n'est jamais anodine, et elle n'est jamais une fatalité. Dans la majorité des cas, elle est le signal d'une cause identifiable et traitable — et l'alimentation est au cœur des solutions les plus efficaces et les plus durables.
Améliorer la qualité protéique de l'aliment, optimiser le ratio oméga-6/oméga-3, et identifier une éventuelle allergie alimentaire sous-jacente par un régime d'éviction rigoureux sont les trois leviers nutritionnels qui permettent, en 2 à 4 mois, de transformer un pelage terne, clairsemé et qui tombe en masse, en un pelage dense, brillant et sain.
Le pelage de votre chien est le miroir de ce qu'il mange. Prenez le temps de l'observer — il vous parle.

