Le West Highland White Terrier est, avec le Bouledogue Français et le Shar-Pei, l'une des races dont la prédisposition aux hypersensibilités cutanées est la mieux documentée en dermatologie vétérinaire. Prurit chronique, otites à Malassezia, pyodermite récurrente, pelage qui jaunit et s'épaissit — le tableau clinique du Westie allergique est reconnaissable entre tous, et il ruine la qualité de vie de l'animal autant que la sérénité de son propriétaire.

La question que posent la plupart des propriétaires est simple : quelles croquettes choisir pour un Westie allergique ? La réponse l'est un peu moins. Car il n'existe pas de croquettes "pour Westie allergique" au sens strict — il existe des critères nutritionnels précis qui déterminent si un aliment est adapté à la prise en charge allergoloqique de cette race, et ces critères vont bien au-delà de la mention "hypoallergénique" sur l'emballage.

Dans cet article, j'explique ce qui rend le Westie si particulièrement vulnérable aux allergies, quels signes doivent alerter, et surtout comment choisir concrètement un aliment adapté — pour le régime d'éviction diagnostique comme pour l'alimentation à long terme.

Le Westie et les allergies : une race à part

Le West Highland White Terrier cumule trois facteurs de prédisposition aux allergies qui se renforcent mutuellement et font de lui l'une des races les plus complexes à gérer sur le plan allergoloqique.

Une barrière épidermique constitutionnellement fragilisée

La barrière épidermique du Westie présente des mutations génétiques affectant les protéines structurales de la couche cornée — dont la filaggrine, protéine clé dans le maintien de l'intégrité et de l'imperméabilité de la peau. Cette fragilité génétique crée une peau structurellement plus perméable aux allergènes environnementaux et aux micro-organismes, et constitutionnellement moins capable de maintenir une barrière hydrique suffisante. Résultat : une peau plus sèche, plus squameuse, plus susceptible aux surinfections.

Cette barrière fragilisée explique également pourquoi les Westies développent si fréquemment une sensibilisation transcutanée aux allergènes alimentaires — une voie de sensibilisation dans laquelle les protéines alimentaires qui entrent en contact avec la peau enflammée déclenchent une réponse immunitaire locale, puis systémique, créant une allergie alimentaire par voie cutanée plutôt que digestive.

Un profil immunitaire orienté vers l'allergie

Le système immunitaire du Westie présente une tendance documentée à produire des réponses de type Th2 — les réponses immunologiques caractéristiques des réactions allergiques — au détriment des réponses Th1 protectrices. Cette orientation immunitaire abaisse le seuil de déclenchement des réactions allergiques et facilite la production d'IgE spécifiques contre des protéines alimentaires normalement tolérées par la majorité des chiens.

La "théorie du seuil" et les hypersensibilités multiples

Le Westie est l'une des rares races chez lesquelles les trois grandes formes d'hypersensibilité canine coexistent fréquemment chez le même individu : allergie alimentaire, atopie environnementale (allergènes saisonniers — acariens, pollens, moisissures) et DAPP (dermatite allergique par piqûres de puces). Chacune contribue à un "seuil de prurit" global, et c'est quand la somme de toutes ces contributions dépasse ce seuil individuel que les signes cliniques explosent.

Ce mécanisme a une implication pratique majeure : traiter la seule composante alimentaire, même si elle ne représente qu'une partie du problème global, peut suffire à ramener le Westie sous son seuil de tolérance et à faire disparaître les signes cliniques — sans qu'il soit nécessaire d'éliminer toutes les sources d'hypersensibilité simultanément.

La dermatite du Westie

La "dermatite du Westie" est un terme clinique qui désigne le tableau dermatologique chronique sévère qui s'installe chez les Westies dont les allergies ne sont pas prises en charge précocement. Elle associe un prurit intense et permanent, une lichénification (épaississement et noircissement de la peau dans les zones chroniquement inflammées), une hyperpigmentation, une alopécie, un pelage qui jaunit et perd sa texture (lié à l'inflammation folliculaire chronique), et des infections secondaires récurrentes à Malassezia et Staphylococcus. Une fois installée, cette dermatite chronique est difficile à inverser — d'où l'importance d'une prise en charge précoce dès les premiers signes.

Signes cliniques de l'allergie alimentaire chez le Westie

Le tableau clinique du Westie allergique présente des particularités topographiques et évolutives qui permettent de l'identifier même chez un animal jeune.

Distribution préférentielle du prurit

Le prurit du Westie allergique touche préférentiellement les pattes et espaces inter-digitaux (le chien se lèche les pattes de façon compulsive, les poils inter-digitaux prennent une teinte rouille caractéristique liée à l'oxydation de la salive), le ventre et l'aine (érythème et alopécie), le visage et le museau (frottements répétés contre le sol et les meubles), et les oreilles (prurit auriculaire avec otites récidivantes à Malassezia).

Évolution du pelage

Le pelage blanc immaculé du Westie sain se dégrade progressivement en cas d'allergie non traitée : il jaunit (particulièrement visible sur les pattes et le ventre — teinte rouille liée au léchage compulsif), s'épaissit et perd sa texture (de duveteux et soyeux, il devient grossier et terne), et squame (présence de petites pellicules blanches visibles sur le pelage sombre et sur les surfaces sombres où le chien se couche).

Infections secondaires caractéristiques

Le Westie allergique développe presque systématiquement des otites récidivantes à Malassezia bilatérales — dépôt brunâtre huileux dans les deux conduits auditifs, odeur caractéristique de levure, prurit auriculaire intense. La pyodermite superficielle récurrente (papules, pustules, collerettes épidermiques) est également très fréquente, souvent masquée par la densité du pelage blanc.

Âge de début et évolution

Les premiers signes débutent généralement entre 6 mois et 3 ans chez le Westie allergique. Contrairement à ce que pensent souvent les propriétaires, un Westie qui se gratte à 8 mois n'est pas "en train de s'habituer à son environnement" — c'est un signal précoce d'hypersensibilité qui mérite une investigation rapide. Plus la prise en charge est précoce, plus les chances d'éviter la dermatite chronique irréversible sont grandes.

💡 Le signal pathognomonique du Westie allergique

Des pattes rouilles sur un Westie blanc — c'est-à-dire des poils inter-digitaux colorés en roux par la salive oxydée lors du léchage compulsif — sont un signal quasi-pathognomonique de prurit chronique d'origine allergique. Si vous observez ce signe chez votre Westie, une consultation vétérinaire dermatologique est indiquée sans attendre.

Diagnostic : comment confirmer une allergie alimentaire chez le Westie ?

La démarche diagnostique chez le Westie allergique suit le protocole standard de l'allergie alimentaire canine, avec quelques adaptations liées aux particularités de la race.

Exclure les autres causes de prurit en priorité

Avant d'engager un régime d'éviction, les autres causes de prurit doivent être exclues ou traitées simultanément. Une protection antiparasitaire complète et continue contre les puces est indispensable chez le Westie en raison de sa susceptibilité à la DAPP — une seule piqûre de puce peut maintenir un prurit intense chez un chien sensibilisé. Un antiparasitaire externe à large spectre, appliqué à tous les animaux du foyer sans interruption, est la base de la prise en charge.

Le régime d'éviction : 8 semaines minimum

Le régime d'éviction alimentaire strict de 8 semaines minimum est le seul outil diagnostique valide pour confirmer ou exclure une allergie alimentaire chez le Westie. Les tests sérologiques d'IgE spécifiques ne sont pas fiables et ne doivent pas être utilisés pour orienter le diagnostic ou le choix de l'aliment.

L'amélioration clinique pendant le régime — réduction du prurit, disparition progressive des otites, amélioration du pelage — est le signe diagnostique principal. Une amélioration de plus de 50 % des signes cliniques à 8 semaines justifie la réintroduction séquentielle pour confirmer et identifier les allergènes responsables.

Bilan allergoloqique complémentaire

Si les signes persistent malgré un régime d'éviction bien conduit, un bilan d'atopie environnementale (tests intradermiques réalisés par un dermatologue vétérinaire) est indiqué pour identifier la composante atopique et envisager une immunothérapie spécifique. Chez le Westie, allergie alimentaire et atopie coexistent fréquemment — les deux diagnostics peuvent être portés simultanément et nécessitent une prise en charge combinée.

Quels critères pour choisir les croquettes d'un Westie allergique ?

Choisir les croquettes d'un Westie allergique ne se résume pas à lire la mention "hypoallergénique" sur l'emballage — cette mention n'est soumise à aucune réglementation et ne garantit rien sur la composition réelle du produit. Voici les critères concrets à évaluer.

Critère 1 : une novel protein véritablement inédite

C'est le critère le plus important pour le régime d'éviction diagnostique. La protéine de l'aliment doit être véritablement vierge pour votre Westie — c'est-à-dire qu'il ne l'a jamais consommée sous quelque forme que ce soit au cours de sa vie. Cela nécessite de faire le bilan exhaustif de tout ce qu'il a mangé : croquettes successives de toutes marques, pâtées, friandises, comprimés palatables, restes de table.

Pour la majorité des Westies dont l'historique alimentaire inclut bœuf, poulet, agneau et parfois saumon, les options de novel protein classiques sont limitées. Le Tenebrio molitor (ver de farine) reste, pour presque tous les Westies, une protéine véritablement vierge — quasi absente de toutes les formulations industrielles courantes.

Critère 2 : strictement mono-protéique

L'aliment doit contenir une seule source de protéine animale. Plusieurs protéines dans le même aliment rendent impossible l'identification de l'allergène responsable lors de la phase de réintroduction, et augmentent le risque d'exposition à un allergène déjà sensibilisé. Vérifiez attentivement la liste des ingrédients : un aliment "à la dinde" qui contient également du bouillon de poulet, des protéines d'œuf ou des arômes de viande n'est pas mono-protéique.

Critère 3 : un ratio oméga-6/oméga-3 ≤ 5:1

La barrière épidermique fragilisée du Westie a besoin d'un apport optimal en acides gras essentiels pour se restaurer et maintenir son imperméabilité. Un ratio oméga-6/oméga-3 bas — idéalement entre 3:1 et 5:1 — réduit l'inflammation cutanée de fond et améliore la qualité de la barrière lipidique. La majorité des aliments industriels standard affichent un ratio de 10:1 à 20:1, insuffisant pour les besoins spécifiques de la peau du Westie allergique.

Critère 4 : le statut réglementaire

Un aliment diététique réglementaire au sens de la directive européenne 2008/38/CE offre des garanties formelles de formulation contrôlée pour l'indication "réduction des intolérances aux ingrédients et aux nutriments". Ce statut est la seule garantie réglementaire disponible — toutes les autres mentions ("hypoallergénique", "digestion sensible", "peau sensible") sont des arguments marketing sans encadrement légal.

Critère 5 : une composition simple et transparente

Plus la liste d'ingrédients est courte et identifiable, plus le régime d'éviction est fiable. Méfiez-vous des "arômes naturels" non identifiés, des "huiles et graisses animales" sans espèce précisée, et des longues listes d'additifs qui peuvent introduire des protéines allergènes à l'insu du propriétaire.

Critère 6 : des prébiotiques pour le microbiote

Les Westies allergiques présentent fréquemment une dysbiose intestinale qui entretient l'hyperréactivité immunitaire systémique. La présence de prébiotiques (FOS, MOS, psyllium) dans l'aliment contribue à la restauration d'un microbiote équilibré — un bénéfice indirect mais réel sur la modulation de la réponse allergique.

Ce qu'il faut absolument éviter dans l'alimentation d'un Westie allergique

À éviter Pourquoi
Bœuf sous toutes ses formes Premier allergène du Westie — présent dans une majorité d'aliments standards
Poulet et volailles Deuxième allergène le plus fréquent — présent comme arôme même dans les aliments "non poulet"
Produits laitiers Troisième allergène majeur — souvent présent comme "arôme fromage" dans les friandises
Aliments multi-protéiques Rendent impossible l'identification de l'allergène responsable
Friandises commerciales standards Contiennent presque toujours bœuf, poulet ou produits laitiers
Médicaments palatables aromatisés Arômes à base de protéines animales non identifiées — contaminent le régime d'éviction
Restes de table Protéines alimentaires humaines non contrôlées — source majeure de contamination
Aliments étiquetés "hypoallergénique" sans statut réglementaire Mention non réglementée — peut contenir des allergènes courants malgré l'étiquetage
Huile de foie de morue comme complément Source de protéines de poisson chez un chien potentiellement sensibilisé

FUNGFEED : la novel protein adaptée au Westie allergique

Pour les Westies allergiques dont la prise en charge nécessite un régime d'éviction rigoureux ou une alimentation à long terme exempte d'allergènes, les croquettes FUNGFEED pour chien répondent à l'ensemble des critères spécifiques de cette race.

🔬 Pourquoi FUNGFEED est particulièrement adapté au Westie allergique ?

Novel protein véritablement inédite — Tenebrio molitor
Le ver de farine est absent de la quasi-totalité des alimentations industrielles canines courantes. Pour un Westie ayant consommé bœuf, poulet et agneau depuis sa naissance — profil alimentaire extrêmement fréquent dans cette race — le Tenebrio molitor est presque systématiquement une protéine que son système immunitaire n'a jamais rencontrée. C'est précisément pour cette raison qu'il constitue la novel protein de premier choix pour les Westies dont l'historique alimentaire a épuisé les options classiques.

Aliment diététique réglementaire (directive 2008/38/CE)
FUNGFEED bénéficie du statut d'aliment diététique réglementaire pour l'indication "réduction des intolérances aux ingrédients et aux nutriments". Pour un Westie dont la prise en charge allergoloqique sera probablement longue et complexe, cette garantie réglementaire offre une fiabilité compositionnelle que les aliments simplement étiquetés "hypoallergénique" ne procurent pas.

Recette strictement mono-protéique
Le Tenebrio molitor est l'unique source de protéine animale. Pas de bœuf, pas de poulet, pas de produits laitiers, pas d'arômes de viande non identifiés. Cette composition simple et transparente garantit l'absence de tous les allergènes les plus fréquemment impliqués chez le Westie, et rend le protocole d'éviction interprétable à la phase de réintroduction.

Ratio oméga-6/oméga-3 de 3 — restauration de la barrière épidermique du Westie
C'est l'un des arguments les plus cliniquement pertinents pour le Westie spécifiquement. La barrière épidermique constitutionnellement fragilisée du Westie a besoin d'un apport optimal et continu en acides gras essentiels pour maintenir son imperméabilité et réduire l'inflammation cutanée de fond. Un ratio oméga-6/oméga-3 de 3 — parmi les meilleurs du marché — contribue directement à cet objectif : réduction de la production de médiateurs pro-inflammatoires cutanés, amélioration de la qualité du film lipidique de surface, soutien de la synthèse des céramides de la couche cornée. Les effets sur la qualité du pelage et la réduction du prurit résiduel sont généralement visibles après 6 à 8 semaines d'alimentation exclusive.

Profil nutritionnel complet
RPC = 94 g/Mcal, RPP = 49, protéines brutes = 35 %, glucides = 25,3 %, phosphore = 0,71 %, cendres = 6,5 %. Un équilibre nutritionnel complet qui peut être maintenu sur toute la durée du régime d'éviction (8 à 12 semaines) et au-delà, si FUNGFEED devient l'alimentation permanente du Westie après confirmation de l'allergie.

Prébiotiques FOS, MOS et psyllium
Les FOS et MOS soutiennent la restauration du microbiote intestinal fréquemment appauvri chez les Westies allergiques chroniques. Le psyllium régularise le transit et protège la muqueuse intestinale. Un microbiote plus équilibré contribue à la modulation de l'hyperréactivité immunitaire systémique — bénéfice indirect mais documenté sur la sévérité des manifestations allergiques cutanées.

Fabrication française, traçabilité totale
Larves de Tenebrio molitor élevées en France dans des conditions contrôlées. Fabrication et emballage réalisés en France. Traçabilité complète de l'élevage à la croquette — une garantie de transparence compositionnelle essentielle pour un aliment utilisé dans le cadre d'un régime d'éviction diagnostique.

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Réussir la transition alimentaire chez le Westie

La transition alimentaire vers le nouvel aliment doit être conduite de façon progressive sur 7 à 10 jours pour éviter les troubles digestifs transitoires liés au changement de microbiote. Pour un Westie à l'estomac sensible, des paliers de 3 jours chacun sont recommandés.

Jours Ancien aliment Nouvel aliment
Jours 1 – 2 90 % 10 %
Jours 3 – 4 75 % 25 %
Jours 5 – 6 50 % 50 %
Jours 7 – 8 25 % 75 %
Jours 9 – 10 0 % 100 %

Une fois la transition complète, notez la date de démarrage officiel du régime d'éviction — c'est à partir de ce jour que court la durée minimale de 8 semaines. Pendant toute cette période, respectez scrupuleusement les règles d'exclusivité : aucune friandise habituelle, aucun médicament parable aromatisé, aucun reste de table.

Si votre Westie refuse le nouvel aliment, tiédissez légèrement les croquettes avec un peu d'eau chaude pour en amplifier les arômes naturels. Ne proposez jamais une alternative — un chien qui comprend qu'un refus entraîne un aliment plus appétent apprendra rapidement à refuser systématiquement.

Alimentation à long terme après confirmation de l'allergie

Si le régime d'éviction produit une amélioration significative et que la réintroduction séquentielle confirme une allergie à une ou plusieurs protéines spécifiques, l'adaptation définitive de l'alimentation du Westie est l'étape finale — et la plus importante pour la qualité de vie à long terme.

L'aliment utilisé pendant le régime d'éviction peut devenir l'alimentation permanente si sa composition ne contient aucun des allergènes identifiés. Pour un Westie allergique au bœuf et au poulet — le tableau le plus fréquent — FUNGFEED, dont la seule protéine animale est le Tenebrio molitor, peut parfaitement être maintenu à vie.

Quelques principes pour l'alimentation à long terme du Westie allergique confirmé :

Maintenir l'exclusivité alimentaire — même après des mois ou des années de rémission, réintroduire l'allergène responsable provoquera une rechute. L'allergie alimentaire ne "guérit" pas — elle se gère par l'éviction permanente de l'allergène.

Choisir les friandises avec autant de soin que l'aliment principal — les friandises sont la première source de contamination alimentaire involontaire chez le chien dont l'allergie est confirmée. Lisez systématiquement la liste des ingrédients de toute friandise avant de l'acheter. Seules les friandises dont la composition est limitée à la même novel protein que l'aliment principal sont sûres.

Surveiller les médicaments palatables — vermifuges, antiparasitaires internes et anti-inflammatoires aromatisés peuvent contenir des protéines allergènes. Informez systématiquement votre vétérinaire de l'allergie de votre Westie pour qu'il puisse prescrire des formes non palatables si nécessaire.

Maintenir le suivi vétérinaire — un contrôle annuel minimum est recommandé pour évaluer l'état cutané, détecter une éventuelle nouvelle sensibilisation (possible au fil du temps même sur une protéine initialement tolérée), et surveiller l'état général.

Soins complémentaires pour la peau du Westie allergique

L'alimentation est le pilier central, mais elle s'associe à des soins locaux qui soutiennent la restauration de la barrière cutanée et limitent les surinfections secondaires.

Shampoings thérapeutiques — les shampoings à base de chlorhexidine (2 à 4 %) et d'agents moisturisants (glycérine, acides gras) ont un double intérêt chez le Westie allergique : ils réduisent la charge bactérienne et fongique de surface (prévention des surinfections secondaires) tout en hydratant une peau structurellement sèche. Un bain hebdomadaire à bimensuel avec ce type de shampoing est souvent recommandé pendant la phase de traitement. Le bain doit être suivi d'un rinçage soigneux et d'un séchage complet — le pelage du Westie, s'il reste humide trop longtemps, favorise les surinfections.

Émollients cutanés — des sprays ou lotions à base de céramides, de sphingolipides ou d'acides gras essentiels appliqués directement sur les zones sèches et squameuses peuvent soutenir la restauration de la barrière lipidique cutanée en complément de l'alimentation. Leur utilisation est particulièrement indiquée pendant la période de régime d'éviction, avant que les effets nutritionnels des oméga-3 alimentaires ne soient pleinement établis (6 à 8 semaines).

Nettoyage régulier des oreilles — le Westie allergique développe presque systématiquement des otites à Malassezia bilatérales. Un nettoyage auriculaire hebdomadaire avec une solution vétérinaire ceruminolytique ou antiseptique réduit l'accumulation de dépôt dans les conduits et limite les surinfections pendant la période de régime d'éviction.

Protection antiparasitaire continue — rappel essentiel : une protection antiparasitaire externe complète et continue (contre les puces et les tiques) doit être maintenue tout au long du régime d'éviction et à vie. La DAPP peut entretenir un prurit résiduel qui masque l'amélioration produite par le régime d'éviction alimentaire et fausse l'interprétation des résultats.

FAQ — Questions fréquentes sur les croquettes du Westie allergique

Mon Westie mange les mêmes croquettes depuis 4 ans sans problème. Pourquoi est-il allergique maintenant ?

La sensibilisation allergique est un processus cumulatif qui prend du temps. Le système immunitaire peut tolérer une protéine pendant des années, pendant lesquelles il produit progressivement des anticorps spécifiques à bas bruit — sans signe clinique visible. À un moment, la production de ces anticorps atteint un seuil critique à partir duquel la réaction inflammatoire devient suffisamment intense pour provoquer des symptômes. C'est le mécanisme de la sensibilisation progressive. Cela explique pourquoi un aliment consommé depuis 4 ans peut soudainement "poser problème" — ce n'est pas l'aliment qui a changé, c'est le niveau de sensibilisation du système immunitaire du chien qui a franchi son seuil individuel.

Mon vétérinaire m'a prescrit des corticoïdes pour mon Westie. Peut-on les associer au régime d'éviction ?

Les corticoïdes réduisent l'inflammation et le prurit, mais masquent l'amélioration liée au régime d'éviction — rendant difficile l'interprétation des résultats à 8 semaines. Idéalement, le régime d'éviction devrait être conduit sans traitement anti-inflammatoire concomitant pour pouvoir évaluer clairement la réponse alimentaire. Si le prurit est trop intense pour être supporté, un traitement anti-prurigineux minimal (oclacitinib plutôt que corticoïdes si possible) peut être utilisé en début de protocole, progressivement réduit. Discutez avec votre vétérinaire de la meilleure stratégie pour votre Westie spécifiquement.

Le Westie peut-il manger des croquettes sans céréales pour réduire ses allergies ?

Pas nécessairement. Les céréales sont rarement les allergènes principaux du Westie — le blé représente environ 9 % des allergies alimentaires canines, loin derrière le bœuf (34 %) et le poulet (15 %). Un aliment sans céréales mais contenant du bœuf, du poulet ou des produits laitiers ne sera d'aucun bénéfice pour un Westie allergique à ces protéines. La mention "sans céréales" n'est pas un critère d'allergie — le critère pertinent est la nature et la nouveauté de la source protéique, pas l'absence de céréales.

Mon Westie a été traité pour une otite à Malassezia. Doit-on faire le régime d'éviction en même temps ?

Idéalement, oui. Le traitement antifongique de l'otite à Malassezia et le régime d'éviction alimentaire peuvent — et devraient — être conduits simultanément. Le traitement antifongique résout l'infection en cours et soulage rapidement le prurit auriculaire. Le régime d'éviction s'attaque à la cause primaire allergique qui a créé le terrain propice à cette infection. Sans régime d'éviction, l'otite reviendra après l'arrêt du traitement antifongique. Sans traitement antifongique, l'otite entretient un prurit résiduel qui fausse l'évaluation de la réponse au régime.

Un Westie allergique doit-il manger des croquettes vétérinaires toute sa vie ?

Pas nécessairement des croquettes vendues en clinique vétérinaire, mais oui, un aliment dont la composition exclut ses allergènes identifiés de façon permanente. La distinction est importante : ce qui compte, c'est la composition de l'aliment — pas le canal de distribution. Un aliment diététique réglementaire à novel protein disponible en ligne ou en animalerie, dont la composition garantit l'absence des allergènes identifiés, est tout aussi valide qu'un aliment vétérinaire prescription — à condition que sa formulation soit fiable et reproductible.

Mon Westie présente du prurit même avec le régime d'éviction bien conduit depuis 10 semaines. Que faire ?

Plusieurs explications sont possibles. La première est une contamination involontaire du régime — médicament parable aromatisé oublié, friandise donnée par un membre de la famille, accès à la gamelle d'un autre animal. La deuxième est que la composante atopique environnementale est dominante et masque la réponse alimentaire — dans ce cas, un bilan d'atopie avec tests intradermiques est indiqué. La troisième est que la novel protein choisie n'est pas vraiment "inédite" — une exposition antérieure oubliée (friandise, médicament) peut avoir sensibilisé le chien. La quatrième, plus rare, est que la durée de 10 semaines est insuffisante pour ce chien spécifiquement — certains chiens nécessitent 12 à 16 semaines. Consultez votre vétérinaire pour évaluer ces hypothèses.

Conclusion

Le Westie allergique mérite une prise en charge sérieuse et structurée — pas une succession de shampoings antiprurigineux et de cures antibiotiques qui traitent les symptômes sans jamais toucher à la cause. L'allergie alimentaire est présente dans une proportion significative des Westies qui grattent chroniquement, et elle est parfaitement gérable une fois diagnostiquée correctement.

Le choix des croquettes est le levier thérapeutique le plus puissant à long terme. Un aliment à novel protein véritablement inédite, strictement mono-protéique, avec un ratio oméga-6/oméga-3 favorable à la barrière épidermique, et bénéficiant d'un statut réglementaire garanti — c'est exactement ce que requiert la prise en charge allergoloqique du Westie. Et c'est précisément ce que FUNGFEED apporte.

Un Westie correctement alimenté, avec un aliment adapté à sa réalité immunologique, peut retrouver un pelage blanc et soyeux, des oreilles saines, et une qualité de vie normale — sans corticoïdes au long cours, sans antibiotiques à répétition, sans démangeaisons chroniques.

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