Hot Spot Chez le Chien (Dermatite Pyotraumatique) : Que Faire et Comment Éviter les Récidives ?

Vous venez de découvrir sur votre chien une zone de peau rouge, suintante, glabre et visiblement douloureuse — qui n'existait pas hier. C'est un hot spot, ou dermatite pyotraumatique aiguë. La vitesse à laquelle cette lésion est apparue a de quoi surprendre : en quelques heures, parfois moins, un chien peut transformer une simple démangeaison en une plaie de plusieurs centimètres.

La réaction instinctive est souvent de vouloir nettoyer, désinfecter, et couvrir la lésion. C'est une bonne direction — mais insuffisante si elle reste l'unique réponse. Car un hot spot qui récidive au même endroit ou qui réapparaît quelques semaines après guérison est presque toujours le signe d'une cause primaire non traitée. Et cette cause, dans une proportion significative des cas, est alimentaire.

Dans cet article, j'explique ce qu'est exactement un hot spot, comment le traiter en urgence, et surtout comment identifier et corriger les facteurs sous-jacents qui provoquent les récidives.

Qu'est-ce qu'un hot spot chez le chien ?

Le hot spot — terme anglais signifiant littéralement "point chaud" — désigne une dermatite aiguë humide superficielle, appelée en médecine vétérinaire dermatite pyotraumatique. Le terme "pyotraumatique" résume à lui seul le mécanisme : pyo (pus, infection bactérienne) + traumatique (lié au traumatisme auto-infligé par le chien lui-même — grattage, léchage, mordillage).

En pratique, un hot spot est une zone de peau érodée, rouge vif, suintante et douloureuse, à bords nets, qui est apparue très rapidement — en quelques heures dans la majorité des cas. La lésion résulte d'une agression mécanique intense et répétée de la peau par le chien lui-même, combinée à une surinfection bactérienne rapide favorisée par l'humidité et la chaleur locale (d'où le nom de "point chaud").

Contrairement à la pyodermite classique qui s'installe progressivement sur plusieurs jours ou semaines, le hot spot est caractérisé par sa rapidité d'apparition dramatique. Un chien qui semblait parfaitement normal le matin peut présenter une lésion de plusieurs centimètres le soir même. C'est cette vitesse qui en fait une urgence dermatologique relative nécessitant une prise en charge rapide.

Comment un hot spot se forme-t-il aussi vite ?

La formation d'un hot spot suit un enchaînement précis et rapide, une fois la démangeaison initiale déclenchée.

Tout commence par un stimulus prurigineux localisé — une piqûre de puce, une irritation cutanée, une zone douloureuse (otite, arthrose sous-jacente), ou le signal d'un prurit allergique qui se concentre soudainement sur une zone particulière. Le chien commence à se gratter, se lécher ou se mordiller de façon compulsive et répétée sur ce point précis.

Ce comportement crée un traumatisme mécanique intense de la peau : les griffes et la langue abrasive du chien érodent rapidement l'épiderme, exposant les couches cutanées sous-jacentes. La peau lésée est chaude, humide (salive, sérosités) et offre un environnement idéal pour la prolifération bactérienne rapide — principalement Staphylococcus pseudintermedius et Pseudomonas.

L'infection bactérienne déclenche à son tour une inflammation locale intense qui amplifie considérablement le prurit initial. Le chien se gratte encore plus violemment, aggravant la lésion, qui s'infecte davantage, qui démange encore plus. Ce cercle vicieux auto-entretenu — prurit → traumatisme → infection → inflammation → prurit amplifié — explique pourquoi la lésion peut doubler ou tripler de taille en quelques heures.

La peau du chien est naturellement riche en follicules pileux et en glandes sébacées qui créent, sous le pelage dense, un microenvironnement chaud et humide particulièrement propice à cette prolifération bactérienne fulgurante.

Quelles sont les causes d'un hot spot ?

Tout ce qui provoque un prurit localisé intense peut déclencher un hot spot. Identifier la cause primaire est indispensable pour éviter les récidives — le hot spot lui-même n'est jamais la cause, mais toujours la conséquence.

Les allergies : première cause de hot spots récidivants

Les hypersensibilités cutanées représentent la cause la plus fréquente de hot spots à répétition. Trois formes sont principalement impliquées.

L'allergie aux piqûres de puces (DAPP) est la cause numéro un des hot spots en été et en automne. Même une seule piqûre de puce peut déclencher une réaction allergique intense chez un chien sensibilisé, provoquant un prurit localisé violent — souvent à la base de la queue — qui évolue en hot spot en quelques heures. Un seul animal peut suffire à déclencher la réaction ; il n'est pas nécessaire d'observer des puces sur le chien pour évoquer la DAPP.

L'allergie alimentaire est une cause fréquemment sous-estimée de hot spots récidivants. Un chien allergique à une ou plusieurs protéines alimentaires présente une inflammation cutanée chronique diffuse qui abaisse le seuil de tolérance prurigineux. Le moindre stimulus supplémentaire — une micro-irritation, une légère humidité cutanée — peut alors suffire à déclencher un épisode compulsif de grattage intense et l'apparition d'un hot spot. Les hot spots d'origine alimentaire récidivent souvent aux mêmes endroits et en dehors des saisons de forte pression parasitaire.

La dermatite atopique environnementale génère le même terrain d'hypersensibilité chronique, avec un seuil de déclenchement des épisodes de prurit intense abaissé de façon permanente.

Les parasites

La piqûre de puce est la cause parasitaire la plus fréquente, mais les tiques, les aoûtats (trombiculose, fréquente en fin d'été dans les zones herbues) et certains acariens peuvent également déclencher un prurit localisé suffisamment intense pour provoquer un hot spot.

L'humidité cutanée

Un chien qui se baigne fréquemment, qui vit dans un environnement humide, ou dont le pelage dense retient l'humidité après le bain ou la pluie, présente un risque accru de hot spots. L'humidité sous le pelage crée les conditions thermiques et chimiques idéales pour la prolifération bactérienne rapide à partir du moindre microtraumatisme cutané. Les chiens à double sous-poil épais sont particulièrement exposés.

La douleur sous-jacente

Un hot spot localisé sur une région articulaire — hanche, épaule, coude — peut révéler une douleur articulaire sous-jacente (arthrose, dysplasie) que le chien cherche à soulager en se léchant compulsivement. La chaleur et l'humidité de la salive procurent un effet antidouleur temporaire qui entretient le comportement de léchage. Un hot spot persistant sur la face externe d'une articulation chez un chien d'âge moyen ou senior doit faire suspecter une atteinte articulaire.

Le stress et l'ennui

Certains hot spots, particulièrement les lésions de léchage compulsif des membres antérieurs (granulome de léchage), ont une composante comportementale. Le stress chronique, l'ennui ou l'anxiété de séparation peuvent générer des comportements répétitifs de léchage qui évoluent en hot spot ou en granulome. Cette cause doit être envisagée chez les chiens présentant des lésions strictement localisées à des zones accessibles, sans autre signe cutané associé.

Symptômes et localisation typique des hot spots

Le hot spot est une lésion reconnaissable entre toutes par son aspect et sa vitesse d'apparition.

Aspect clinique

La lésion typique est une zone circulaire ou ovalaire de peau érodée, aux bords nets et bien délimités. La surface est rouge vif, humide, suintante (sérosités claires à jaunâtres), et souvent recouverte de croûtes superficielles dans les zones où le suintement a séché. La peau adjacente est inflammée et peut présenter des zones de rougeur diffuse. Le pelage est absent sur la lésion et souvent collé et humide autour.

La lésion est clairement douloureuse : le chien réagit à son approche ou à son contact, peut grogner ou se débattre quand on tente de l'examiner. Elle est également prurigineuse — le chien reprend son comportement de grattage ou de léchage dès qu'il en a l'opportunité, aggravant la lésion en temps réel.

La taille est variable : de 1 à 2 cm pour les lésions précoces détectées rapidement, à 10 à 20 cm pour les hot spots laissés sans traitement pendant 24 à 48 heures. Cette extension rapide est l'une des caractéristiques les plus frappantes de la dermatite pyotraumatique.

Localisations préférentielles

Les hot spots se développent préférentiellement dans les zones que le chien peut atteindre facilement avec sa gueule ou ses pattes postérieures, et dans les zones où la densité du pelage maintient une humidité sous-cutanée élevée :

  • Face latérale de la joue et base de l'oreille : localisation très fréquente, souvent associée à une otite sous-jacente ou à une DAPP. Le chien se gratte l'oreille avec la patte postérieure et crée une lésion sur la joue par ricochet.
  • Base de la queue et région périnéale : localisation classique de la DAPP. Les puces se concentrent à la base de la queue et les démangeaisons intenses génèrent un hot spot dans cette zone.
  • Face externe de la cuisse et hanche : souvent associée à une douleur articulaire de hanche (dysplasie, arthrose coxo-fémorale).
  • Flancs et dos lombaire : localisation fréquente en cas d'allergie alimentaire ou atopique générant un prurit dorsal diffus.
  • Face antérieure du carpe (poignet) : peut correspondre à un granulome de léchage d'origine comportementale ou douloureuse.

💡 La localisation oriente le diagnostic

Un hot spot à la base de la queue évoque fortement une DAPP. Un hot spot sur la joue ou sous l'oreille évoque une otite sous-jacente ou une DAPP. Un hot spot sur la hanche d'un chien senior évoque une arthrose. Des hot spots récidivants à des localisations variables, en dehors des saisons de forte pression parasitaire, évoquent une allergie alimentaire. La localisation n'est pas anodine : elle guide directement la recherche de la cause primaire.

Races prédisposées aux hot spots

Toutes les races peuvent développer un hot spot, mais certaines y sont nettement plus prédisposées en raison de leur morphologie ou de leur susceptibilité allergique.

Les races à pelage dense et double sous-poil sont les plus exposées : le Golden Retriever est la race archétypale du hot spot — sa fourrure épaisse retient l'humidité et crée l'environnement idéal pour l'infection bactérienne rapide. Le Labrador Retriever, le Berger Allemand, le Saint-Bernard, le Terre-Neuve, le Husky Sibérien et le Samoyède partagent cette prédisposition morphologique.

Les races à forte prédisposition allergiqueWest Highland White Terrier, Bouledogue Français, Cocker Spaniel, Shar-Pei, Boxer — sont particulièrement exposées aux hot spots récidivants d'origine allergique (alimentaire ou environnementale).

Enfin, les races à oreilles tombantes — Cocker Spaniel, Basset Hound, Épagneul Breton — sont prédisposées aux hot spots péri-auriculaires secondaires aux otites chroniques, très fréquentes dans ces races en raison de la mauvaise aération du conduit auditif.

Traitement d'urgence : que faire dans les premières heures ?

Face à un hot spot, l'objectif des premières heures est double : interrompre le cycle prurit-traumatisme qui agrandit la lésion en temps réel, et nettoyer et assainir la zone infectée pour limiter la progression de l'infection. Ces gestes peuvent être réalisés en attendant la consultation vétérinaire, mais ne la remplacent pas.

Étape 1 : empêcher le chien d'accéder à la lésion

C'est l'étape la plus urgente et la plus importante. Tant que le chien peut se gratter, se lécher ou se mordiller la lésion, elle ne peut pas guérir. Posez immédiatement une collerette élisabéthaine (collerette de protection) — si vous n'en avez pas, une consultation vétérinaire en urgence est justifiée pour en obtenir une adaptée à la taille de votre chien. Les collerettes souples sont souvent mieux tolérées que les rigides. Certains chiens acceptent également un body protecteur (combinaison légère couvrant le tronc) pour les lésions localisées sur le corps.

Étape 2 : tondre la zone

Si vous disposez d'une tondeuse, tondre le pelage autour et sur la lésion est une étape essentielle. Le pelage humide et collé retient les bactéries, empêche le séchage de la lésion, et masque l'étendue réelle des dégâts. Tondre 2 à 3 centimètres au-delà des bords visibles de la lésion permet d'évaluer correctement sa taille réelle et de faciliter l'application des traitements locaux. Attention à ne pas traumatiser davantage la peau déjà lésée : utiliser une tondeuse fine, délicatement.

Étape 3 : nettoyer et désinfecter délicatement

Nettoyez la lésion avec une solution antiseptique douce — une solution de chlorhexidine à 0,05 % (diluée depuis une solution à 2 %) ou une solution de sérum physiologique. Évitez l'alcool, l'eau oxygénée concentrée et la Bétadine non diluée, qui sont irritants sur une peau déjà érodée et peuvent retarder la cicatrisation. Tamponnez délicatement sans frotter. Ne recouvrez pas la lésion d'un pansement occlusif — l'air favorise le séchage et la cicatrisation.

Étape 4 : consulter rapidement

Ces gestes de premiers secours doivent être suivis d'une consultation vétérinaire dans les 24 heures. Un hot spot étendu (plus de 5 cm), profondément érodé, accompagné de fièvre, ou situé sur la face ou près des yeux nécessite une consultation en urgence sans délai.

⚠️ Ce qu'il ne faut surtout pas faire

  • Ne jamais appliquer de crème grasse ou d'onguent occlusif sur un hot spot : l'occlusion aggrave l'infection bactérienne en créant un milieu anaérobie chaud et humide
  • Ne jamais utiliser de l'alcool ou de l'eau oxygénée concentrée : irritants sur peau érodée, ils retardent la cicatrisation
  • Ne jamais laisser le chien accéder à la lésion sans collerette : même 10 minutes de grattage peuvent doubler la taille du hot spot
  • Ne pas attendre 48 à 72 heures pour consulter : un hot spot non traité peut s'étendre considérablement et évoluer vers une infection plus profonde

Prise en charge vétérinaire du hot spot

La consultation vétérinaire permet de confirmer le diagnostic, d'évaluer la profondeur et l'étendue réelle de la lésion, et de mettre en place un traitement complet — local et systémique si nécessaire.

Traitement local

Le vétérinaire procède généralement à une tonte complète de la zone sous anesthésie locale ou légère sédation si la lésion est étendue et douloureuse, suivie d'un nettoyage approfondi à la chlorhexidine. Des sprays ou lotions antibactériens et anti-inflammatoires locaux (à base de chlorhexidine, de cortisone topique et/ou d'antibiotiques topiques) sont appliqués directement sur la lésion et prescrits pour les soins à domicile.

Traitement systémique

Pour les hot spots étendus, profonds ou infectés avec des signes généraux (fièvre, douleur intense), une antibiothérapie systémique de 2 à 3 semaines minimum est prescrite. Un traitement anti-prurigineux systémique à courte durée (corticoïdes ou oclacitinib) est souvent associé pour briser rapidement le cycle prurit-traumatisme et permettre à la lésion de cicatriser sans être constamment reaggravée.

Recherche de la cause primaire

Si c'est le premier hot spot du chien, un bilan antiparasitaire complet (puces, tiques, aoûtats) est systématique. En cas de récidive ou de hot spots multiples, la recherche de la cause primaire s'étend au bilan allergoloqique, au bilan hormonal et, si la lésion est péri-articulaire, à un examen orthopédique.

Hot spot récidivant : le rôle méconnu de l'alimentation

Un hot spot unique, survenu après une exposition parasitaire identifiée et traité correctement, ne récidive généralement pas. En revanche, un chien qui fait des hot spots plusieurs fois par an, souvent aux mêmes endroits, en dehors des saisons de forte pression parasitaire, ou malgré une protection antiparasitaire rigoureuse, doit faire suspecter une cause primaire allergique persistante — et l'allergie alimentaire est en première ligne.

Pourquoi l'allergie alimentaire génère-t-elle des hot spots ?

Une allergie alimentaire non diagnostiquée provoque une inflammation cutanée chronique et diffuse qui altère en permanence la barrière épidermique et maintient un seuil de tolérance prurigineux très bas. Dans cet état d'hypersensibilité cutanée de fond, le moindre stimulus supplémentaire — une légère humidité après la pluie, la chaleur estivale, une piqûre d'insecte, une micro-irritation — peut déclencher un épisode compulsif de grattage ou de léchage intense, et un hot spot se forme en quelques heures.

En d'autres termes, l'allergie alimentaire n'est pas directement responsable du hot spot — c'est le prurit chronique qu'elle génère qui prépare le terrain et réduit le déclencheur nécessaire à un niveau parfois infime. Un chien non allergique peut supporter la même piqûre de moustique sans réaction excessive. Un chien allergique alimentaire réagira à cette même piqûre par un accès compulsif de grattage qui évoluera en hot spot.

Les signes qui orientent vers une cause alimentaire

  • Hot spots récidivants toute l'année, y compris en hiver en dehors de la saison des puces et des aoûtats
  • Récidives malgré une protection antiparasitaire continue et rigoureuse
  • Prurit résiduel entre les épisodes : le chien se gratte chroniquement même sans lésion visible
  • Association avec d'autres signes allergiques : otites récidivantes, conjonctivite chronique, troubles digestifs intermittents
  • Localisation variable d'un épisode à l'autre, sans topographie cohérente avec un facteur parasitaire ou douloureux spécifique
  • Début des épisodes indépendant des saisons : pas d'aggravation marquée en été ou en automne comme pour la DAPP

Le régime d'éviction : interrompre le cycle à la source

Si une allergie alimentaire est suspectée derrière des hot spots récidivants, un régime d'éviction alimentaire strict de 8 semaines minimum est l'étape diagnostique et thérapeutique clé. En supprimant les protéines alimentaires allergènes, on supprime l'inflammation cutanée chronique de fond, on restaure la barrière épidermique, et on élève le seuil de déclenchement du prurit au-dessus du niveau des stimuli environnementaux habituels — les hot spots cessent alors de se former.

Un chien dont les hot spots récidivants disparaissent pendant un régime d'éviction bien conduit — et qui rechute à la réintroduction d'une protéine spécifique — a une allergie alimentaire confirmée. L'adaptation définitive de l'alimentation (exclusion de l'allergène identifié) suffit dans la grande majorité des cas à prévenir toute nouvelle récidive.

FUNGFEED : agir sur la cause alimentaire pour éviter les récidives de hot spots

Pour les chiens présentant des hot spots récidivants dont la composante allergique alimentaire est suspectée, les croquettes FUNGFEED pour chien constituent une option de premier choix pour conduire le régime d'éviction et traiter durablement la cause primaire.

🔬 Pourquoi FUNGFEED dans la prévention des hot spots récidivants ?

Novel protein absolument inédite — Tenebrio molitor
Le ver de farine est absent de la quasi-totalité des alimentations industrielles courantes. Pour la très grande majorité des chiens, cette protéine est véritablement vierge pour le système immunitaire — ce qui en fait une option idéale pour conduire un régime d'éviction diagnostique. Supprimer tous les allergènes potentiels et les remplacer par une protéine que le système immunitaire n'a jamais rencontrée, c'est le principe même du régime d'éviction — et le Tenebrio molitor l'incarne parfaitement.

Aliment diététique réglementaire (directive 2008/38/CE)
FUNGFEED bénéficie du statut d'aliment diététique réglementaire pour l'indication "réduction des intolérances aux ingrédients et aux nutriments". Ce statut garantit une composition contrôlée et fiable — condition indispensable pour la validité d'un régime d'éviction. Contrairement aux croquettes simplement étiquetées "hypoallergéniques" sans fondement réglementaire, FUNGFEED répond à des critères de formulation précis.

Recette strictement mono-protéique
Une seule source de protéine animale : le Tenebrio molitor. Aucun bœuf caché, aucun poulet, aucun poisson, aucun sous-produit animal d'une autre espèce. Cette unicité garantit l'absence de tout allergène courant et rend le protocole d'éviction interprétable.

Ratio oméga-6/oméga-3 de 3 — restauration de la barrière cutanée
L'un des mécanismes clés de l'allergie alimentaire dans la génèse des hot spots est l'altération de la barrière épidermique. Un apport optimal en acides gras essentiels — particulièrement en oméga-3 anti-inflammatoires — contribue directement à la restauration de cette barrière, réduisant la perméabilité cutanée aux allergènes et aux bactéries et élevant le seuil de déclenchement des épisodes prurigineux. Le ratio de 3 des croquettes FUNGFEED est l'un des meilleurs du marché sur ce critère.

Profil nutritionnel complet
RPC = 94 g/Mcal, RPP = 49, protéines brutes = 35 %, glucides = 25,3 %, phosphore = 0,71 %, cendres = 6,5 %. Un équilibre nutritionnel complet adapté au chien adulte, maintenu sans risque de carence pendant toute la durée du protocole et au-delà.

Prébiotiques FOS, MOS et psyllium
Le soutien du microbiote intestinal par les prébiotiques contribue à la modulation immunitaire systémique — un axe intestin-peau de plus en plus reconnu dans la physiopathologie des maladies allergiques cutanées. Un microbiote équilibré participe à réduire l'hyperréactivité immunitaire à l'origine de l'inflammation cutanée chronique qui prépare le terrain aux hot spots.

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Prévention des récidives de hot spots

La prévention des hot spots repose sur deux niveaux d'action : éliminer ou contrôler les facteurs déclenchants ponctuels, et traiter la cause primaire qui maintient un terrain propice aux récidives.

Traiter la cause primaire sans compromis

C'est le levier le plus efficace et le plus durable. Un chien dont l'allergie alimentaire a été identifiée et dont l'alimentation a été définitivement adaptée (exclusion des protéines allergènes) ne présente plus le terrain d'hypersensibilité cutanée chronique qui permet aux hot spots de se former à partir de stimuli mineurs. De même, un chien atopique correctement traité (immunothérapie, traitement anti-prurigineux adapté) voit son seuil de déclenchement des épisodes prurigineux remonter au-dessus du niveau des déclencheurs environnementaux habituels.

Maintenir une protection antiparasitaire continue et rigoureuse

Une protection antiparasitaire continue contre les puces est indispensable, particulièrement pour les chiens allergiques à leur piqûre (DAPP). Chez un chien DAPP, une seule puce peut déclencher un hot spot en quelques heures. Le traitement antiparasitaire doit être administré toute l'année, sans interruption, et appliqué à tous les animaux du foyer — pas seulement au chien concerné.

Sécher soigneusement le pelage après chaque bain ou sortie sous la pluie

L'humidité sous le pelage est un facteur déclenchant direct des hot spots chez les races à double sous-poil. Après le bain ou une sortie mouillée, sécher soigneusement le pelage jusqu'à la peau — pas seulement la surface — avec un séchoir à air chaud doux ou des serviettes absorbantes. Une attention particulière doit être portée aux zones à risque : base de la queue, joues, flancs, zones de plis.

Entretenir le pelage régulièrement

Un brossage régulier (2 à 3 fois par semaine pour les races à double sous-poil, quotidien en période de mue) élimine les poils morts, améliore l'aération de la peau et réduit l'accumulation d'humidité sous le pelage. Une tonte estivale raisonnée (sans raser complètement — le pelage protège aussi du soleil) peut être envisagée chez les races très denses.

Surveiller les zones à risque

Un examen hebdomadaire des zones anatomiques à risque — base de la queue, joues, hanches, flancs — permet de détecter les micro-lésions débutantes avant qu'elles ne s'étendent. Un hot spot traité dans les 2 à 4 premières heures guérit en quelques jours. Un hot spot laissé sans traitement 48 heures peut nécessiter plusieurs semaines de soins.

Gérer la douleur articulaire chez le chien senior

Pour les chiens d'âge moyen ou senior dont les hot spots sont localisés sur des zones articulaires, la gestion de l'arthrose sous-jacente (anti-inflammatoires adaptés, compléments chondroprotecteurs, physiothérapie) est indispensable pour supprimer le comportement de léchage compulsif qui génère les lésions.

FAQ — Questions fréquentes sur les hot spots chez le chien

Un hot spot peut-il guérir tout seul sans traitement ?

Rarement, et seulement si le chien ne peut plus accéder à la lésion (collerette) et que l'infection est très superficielle et limitée. Dans la grande majorité des cas, un hot spot laissé sans traitement s'aggrave rapidement : le chien continue à se gratter, la lésion s'étend, l'infection s'approfondit. Un hot spot non traité de quelques centimètres peut devenir une lésion de 15 à 20 cm en 24 à 48 heures. La consultation vétérinaire rapide est toujours recommandée.

Combien de temps met un hot spot à guérir ?

Avec un traitement adapté (tonte, nettoyage, antibiotiques et anti-inflammatoires si nécessaires, collerette) et en empêchant le chien d'accéder à la lésion, un hot spot superficiel de taille modérée guérit généralement en 7 à 14 jours. Les lésions plus étendues ou plus profondes peuvent nécessiter 3 à 4 semaines. La repousse des poils sur la zone tondue prend 4 à 8 semaines supplémentaires selon la race.

Mon chien a un hot spot tous les étés depuis 3 ans. Est-ce normal ?

Non, ce n'est pas normal — c'est le signe d'une cause primaire qui n'a pas été traitée. Des hot spots estivaux récurrents évoquent en premier lieu une DAPP (allergie aux puces, dont la pression est maximale en été et en début d'automne). Si la protection antiparasitaire est rigoureuse et que les épisodes surviennent quand même, une allergie environnementale saisonnière (pollens, graminées) ou alimentaire peut également être en cause. Un bilan allergoloqique complet s'impose.

Puis-je utiliser du Bepanthen ou de la Biafine sur un hot spot ?

Non. Ces crèmes grasses et occlusives sont contre-indiquées sur un hot spot. Elles créent un milieu humide et anaérobie qui favorise la prolifération des bactéries et aggrave l'infection. Sur une peau érodée et infectée, seuls des antiseptiques aqueux doux (chlorhexidine diluée, sérum physiologique) et des sprays ou gels antibactériens vétérinaires sont appropriés. Réservez Bepanthen et Biafine pour les plaies propres en phase de cicatrisation — pas pour les hot spots actifs.

Mon chien fait des hot spots au même endroit à chaque fois. Qu'est-ce que cela signifie ?

Une récidive au même endroit est très informative sur la cause primaire. Un hot spot récurrent sous l'oreille droite oriente vers une otite chronique du côté droit. Un hot spot récurrent à la base de la queue oriente vers une DAPP. Un hot spot récurrent sur la hanche gauche d'un chien de 8 ans oriente vers une arthrose de la hanche gauche. La localisation constante vous donne une indication précieuse sur ce qu'il faut examiner en priorité.

Peut-on prévenir les hot spots en donnant des compléments en oméga-3 ?

Un apport en oméga-3 de qualité (EPA et DHA issus d'huile de poisson, ou ALA issu de graines de lin) contribue à renforcer la barrière épidermique et à réduire l'inflammation cutanée de fond — ce qui peut effectivement réduire la fréquence et la sévérité des épisodes de prurit chez un chien allergique. C'est un soutien utile, mais pas suffisant seul si une allergie alimentaire ou une autre cause primaire n'est pas traitée. Le traitement de la cause prime sur les compléments symptomatiques.

Conclusion

Le hot spot est une urgence dermatologique qui impressionne par sa rapidité d'apparition. En quelques heures, une simple démangeaison se transforme en une lésion douloureuse, suintante et potentiellement étendue. La prise en charge immédiate — collerette, tonte, nettoyage, consultation vétérinaire — permet une guérison rapide dans la grande majorité des cas.

Mais la vraie question n'est pas "comment traiter ce hot spot ?" — c'est "pourquoi ce hot spot s'est-il formé, et pourquoi revient-il ?". Un hot spot récidivant est un signal que quelque chose entretient un terrain cutané hypersensible : une allergie alimentaire non diagnostiquée, une DAPP mal contrôlée, une atopie environnementale, ou une douleur articulaire. Tant que cette cause primaire n'est pas identifiée et traitée, les hot spots reviendront.

Pour les chiens dont les récidives surviennent hors saison parasitaire ou malgré une protection antiparasitaire rigoureuse, un régime d'éviction alimentaire de 8 semaines peut changer définitivement la donne — et transformer des années de traitements répétés en une solution durable.

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