Tous les chiens peuvent développer une allergie alimentaire — mais tous ne sont pas égaux face à ce risque. La génétique joue un rôle déterminant dans la susceptibilité aux hypersensibilités cutanées et digestives, et certaines races accumulent des mutations qui fragilisent leur barrière épidermique, dérèglent leur réponse immunitaire, ou les prédisposent à une sensibilisation allergique accélérée aux protéines alimentaires.

Connaître la prédisposition de votre race permet d'agir tôt : surveillance des premiers signes, choix préventif d'une alimentation diversifiée, conservation de protéines "vierges" comme ressources thérapeutiques futures. Un Westie ou un Bouledogue Français qui commence à se gratter à 2 ans mérite une investigation allergoloqique rapide — pas simplement un shampoing antiprurigineux et l'espoir que ça passera.

Dans ce guide, je passe en revue les races les plus fréquemment concernées par l'allergie alimentaire, leurs signes cliniques spécifiques, et les stratégies alimentaires adaptées à chaque profil.

Pourquoi certaines races sont-elles plus allergiques que d'autres ?

La prédisposition génétique aux allergies alimentaires repose sur plusieurs mécanismes biologiques distincts, qui peuvent s'associer au sein d'une même race.

Fragilité de la barrière épidermique

La barrière épidermique est la première ligne de défense contre la pénétration des allergènes cutanés. Elle est constituée d'un réseau de protéines structurales — dont la filaggrine est la plus importante — qui maintiennent l'intégrité et l'imperméabilité de la couche cornée. Certaines races présentent des mutations dans les gènes codant pour ces protéines structurales, provoquant une barrière épidermique constitutionnellement plus perméable.

Cette perméabilité accrue a deux conséquences : les allergènes environnementaux pénètrent plus facilement dans la peau et sensibilisent le système immunitaire local, et les protéines alimentaires qui arrivent en contact avec la peau inflammée créent des conditions favorables à la sensibilisation transcutanée. Le West Highland White Terrier et le Golden Retriever sont des exemples emblématiques de races dont la fragilité épidermique génétique est bien documentée.

Dysrégulation immunitaire

Le système immunitaire des chiens prédisposés présente une tendance à produire des réponses de type Th2 — orientées vers l'allergie — plutôt que des réponses Th1 protectrices. Cette orientation immunitaire facilite la production d'IgE spécifiques contre des protéines alimentaires normalement tolérées, et abaisse le seuil de déclenchement des réactions allergiques. Le Bouledogue Français, le Shar-Pei et le Berger Allemand présentent des profils immunitaires documentés comme particulièrement orientés vers les réponses hypersensibles.

Microbiome intestinal appauvri

Plusieurs races prédisposées aux allergies présentent une diversité microbiotique intestinale constitutionnellement plus faible que les races non prédisposées. Un microbiote intestinal appauvri réduit la tolérance immunitaire orale — la capacité du système immunitaire intestinal à reconnaître les protéines alimentaires comme inoffensives — et favorise les sensibilisations allergiques digestives.

Morphologie et facteurs anatomiques

Certaines particularités morphologiques aggravent les conséquences des allergies alimentaires sans en être la cause directe : les plis cutanés profonds des races brachycéphales créent des zones de macération propices aux surinfections secondaires, et les oreilles tombantes de certaines races réduisent l'aération du conduit auditif, favorisant les otites à Malassezia secondaires.

Signaux précoces d'allergie alimentaire à surveiller

Quelle que soit la race, les signaux précoces d'allergie alimentaire sont les mêmes. Les reconnaître tôt permet d'agir avant que les lésions ne se chronicisent et que les infections secondaires ne s'installent.

Le prurit non saisonnier est le signal le plus fiable — un chien qui se gratte autant en hiver qu'en été, sans amélioration en dehors des saisons de pollen ou de puces, doit faire suspecter une cause alimentaire. Les otites récidivantes — deux épisodes ou plus par an, ou une otite qui revient dans les 6 semaines suivant l'arrêt du traitement — sont un signal d'alarme fréquemment négligé. Le léchage répétitif des pattes, les frottements du visage contre les meubles ou le sol, et les conjonctivites chroniques complètent le tableau cutané.

Les signes digestifs — vomissements chroniques, selles molles récurrentes, flatulences excessives — peuvent dominer le tableau clinique dans 10 à 15 % des cas, sans aucun signe cutané associé. Enfin, le début des signes avant 1 an ou après 5 ans est statistiquement plus fréquent dans les allergies alimentaires que dans les atopies environnementales, qui débutent plutôt entre 1 et 3 ans.

Les races les plus prédisposées aux allergies alimentaires : profil par profil

West Highland White Terrier

Le Westie est probablement la race dont la prédisposition aux hypersensibilités cutanées est la mieux documentée dans la littérature dermatologique vétérinaire. Il cumule les trois grandes formes d'hypersensibilité — allergie alimentaire, atopie environnementale et DAPP — souvent simultanément, ce qui complique considérablement le diagnostic différentiel.

Sa barrière épidermique est constitutionnellement fragilisée par des mutations génétiques affectant les protéines structurales de la couche cornée. Cette fragilité explique pourquoi les Westies développent souvent une dermatite chronique sévère — la "dermatite du Westie" — qui associe un prurit intense, des lésions de lichénification (épaississement et noircissement de la peau) et des infections secondaires récurrentes à Malassezia et à Staphylococcus.

Signes spécifiques à surveiller chez le Westie : prurit débutant généralement entre 6 mois et 3 ans, localisation préférentielle ventre, pattes, oreilles et visage, association fréquente avec des otites à Malassezia bilatérales, dégradation progressive du pelage (devient terne, jaunâtre, squameux). La composante alimentaire est présente dans une proportion significative des Westies allergiques — un régime d'éviction est systématiquement indiqué avant tout traitement immunosuppresseur au long cours.

Allergènes les plus fréquemment impliqués chez le Westie : bœuf, poulet, produits laitiers. Le blé est également signalé dans certaines études.


Bouledogue Français

Race la plus populaire en France depuis plusieurs années, le Bouledogue Français est également l'une des races les plus allergiques. Sa prédisposition aux hypersensibilités cutanées est liée à plusieurs facteurs cumulatifs : fragilité épidermique génétique, profil immunitaire orienté Th2, plis cutanés faciaux et corporels qui créent des zones de macération, et conduits auditifs étroits (liés à la brachycéphalie) qui prédisposent aux otites chroniques.

Le Bouledogue Français peut développer une allergie alimentaire à tout âge, y compris très jeune (avant 1 an dans certains cas). Les signes cutanés prédominent mais les signes digestifs sont également fréquents, en lien avec la sensibilité digestive caractéristique de la race.

Signes spécifiques à surveiller chez le Bouledogue Français : prurit des pattes (léchage intense), des oreilles, des plis faciaux et de l'abdomen, érythème inter-digital (rougeur entre les doigts), otites récidivantes à Malassezia, pyodermite des plis faciaux récurrente, troubles digestifs chroniques (selles molles, vomissements intermittents). La combinaison prurit + otite + troubles digestifs est très évocatrice d'allergie alimentaire chez cette race.

Allergènes les plus fréquemment impliqués chez le Bouledogue Français : bœuf, poulet, produits laitiers, blé.


Labrador Retriever

Le Labrador est l'une des races les plus fréquemment présentées en consultation dermatologique pour allergie alimentaire, en partie du fait de sa très grande popularité, mais aussi d'une prédisposition génétique réelle aux hypersensibilités. Son appétit vorace et son comportement alimentaire peu sélectif l'exposent à de nombreuses sources de protéines différentes, favorisant les sensibilisations multiples.

Le Labrador présente également une prédisposition aux entéropathies chroniques — notamment aux entéropathies avec perte de protéines — qui peut coexister ou être confondue avec une allergie alimentaire à expression digestive.

Signes spécifiques à surveiller chez le Labrador : prurit diffus non saisonnier, alopécie périfolliculaire, otites récidivantes, conjonctivite chronique, troubles digestifs chroniques (selles molles, vomissements). Le prurit du Labrador allergique touche souvent les pattes, le ventre, les oreilles et le périnée.

Allergènes les plus fréquemment impliqués chez le Labrador : bœuf, poulet, produits laitiers, soja.


Golden Retriever

Partageant avec le Labrador de nombreuses prédispositions, le Golden Retriever présente en plus une fragilité épidermique liée à la densité de son pelage double couche, qui maintient une humidité et une chaleur sous-cutanée propices aux surinfections — hot spots en particulier. L'allergie alimentaire est fréquente dans cette race et peut se manifester principalement sous forme de hot spots récidivants, de pyodermite secondaire chronique ou d'otites à répétition.

Signes spécifiques à surveiller chez le Golden Retriever : hot spots récidivants (particulièrement en été mais pas exclusivement), pyodermite superficielle chronique, prurit non saisonnier, otites récidivantes, dégradation progressive du pelage (terne, squameux). Un hot spot qui revient plusieurs fois par an chez un Golden mérite un bilan allergoloqique complet incluant un régime d'éviction alimentaire.

Allergènes les plus fréquemment impliqués chez le Golden Retriever : bœuf, poulet, produits laitiers, œuf.


Bouledogue Anglais

Comme son cousin français, le Bouledogue Anglais cumule une barrière épidermique fragile, des plis cutanés étendus, des conduits auditifs étroits et un profil immunitaire prédisposant. Sa morphologie extrême — plis faciaux très profonds, corps massif avec plis cutanés sur le tronc — crée de nombreuses zones de macération qui amplifient les conséquences cutanées de l'allergie alimentaire.

Signes spécifiques à surveiller chez le Bouledogue Anglais : pyodermite des plis récurrente (face, queue, plis de la truffe), otites chroniques, prurit généralisé, érythème inter-digital. La gestion des plis cutanés (nettoyage régulier, séchage) doit être associée au traitement de la cause primaire allergique pour prévenir les surinfections.

Allergènes les plus fréquemment impliqués chez le Bouledogue Anglais : bœuf, poulet, blé, produits laitiers.


Cocker Spaniel

Le Cocker Spaniel présente une triple prédisposition : aux allergies alimentaires, aux otites chroniques (liées à ses oreilles tombantes qui réduisent l'aération du conduit), et aux maladies auto-immunes cutanées. Ses oreilles longues et velues créent un microenvironnement chaud et humide dans le conduit auditif — terrain idéal pour Malassezia et les bactéries opportunistes dans un contexte d'inflammation allergique sous-jacente.

Signes spécifiques à surveiller chez le Cocker Spaniel : otites chroniques et récidivantes à Malassezia (souvent le premier et parfois le seul signe visible d'allergie alimentaire chez cette race), prurit des pattes et du ventre, pyodermite secondaire. Un Cocker qui fait des otites à répétition mérite un régime d'éviction alimentaire avant d'entrer dans un cycle d'antibiotiques et d'antifongiques indéfinis.

Allergènes les plus fréquemment impliqués chez le Cocker Spaniel : bœuf, poulet, produits laitiers, poisson.


Shar-Pei

Le Shar-Pei est une race à part dans l'univers des prédispositions allergiques. Sa peau épaisse et ses nombreux plis cutanés créent un terrain anatomique exceptionnel pour les surinfections. Mais c'est aussi sa particularité immunitaire — une tendance à produire des réponses inflammatoires excessives sur de nombreux organes, liée en partie à des niveaux élevés d'acide hyaluronique — qui le rend particulièrement vulnérable aux hypersensibilités multiples.

Le Shar-Pei développe souvent des allergies alimentaires précoces, avant 1 an, et peut présenter simultanément des signes cutanés, digestifs et articulaires (fièvre du Shar-Pei, amylose). Sa prise en charge allergoloqique est souvent complexe en raison de l'intrication de ces différentes composantes.

Signes spécifiques à surveiller chez le Shar-Pei : prurit intense débutant souvent très jeune, pyodermite des plis sévère et récurrente, otites chroniques, entéropathies inflammatoires, douleurs articulaires épisodiques avec fièvre (syndrome fébrile du Shar-Pei). Toute dégradation cutanée chez un jeune Shar-Pei doit conduire à un bilan allergoloqique rapide.

Allergènes les plus fréquemment impliqués chez le Shar-Pei : bœuf, poulet, produits laitiers. Les sensibilisations multiples sont fréquentes.


Berger Allemand

Le Berger Allemand présente une double prédisposition : aux allergies alimentaires d'une part, et aux entéropathies chroniques d'autre part — insuffisance pancréatique exocrine (IPE) et entérite lymphoplasmocytaire chronique étant particulièrement fréquentes dans cette race. Cette association signifie qu'un Berger Allemand avec des troubles digestifs chroniques peut présenter simultanément une composante alimentaire allergique et une composante structurale digestive.

Signes spécifiques à surveiller chez le Berger Allemand : prurit chronique non saisonnier, pyodermite récurrente, troubles digestifs chroniques (selles molles, perte de poids malgré appétit conservé — penser à l'IPE), otites récidivantes. Le bilan diagnostique doit inclure à la fois un régime d'éviction alimentaire et une évaluation pancréatique (TLI, cPLI).

Allergènes les plus fréquemment impliqués chez le Berger Allemand : bœuf, poulet, produits laitiers, soja.


Boxer

Le Boxer présente une prédisposition marquée aux affections immunitaires cutanées — dont les allergies alimentaires font partie — associée à une susceptibilité spécifique à la colite histiocytaire ulcérative (forme particulière de MICI liée à des E. coli invasifs). Sa peau relativement fine et ses pattes blanches (dépourvues de mélanine protectrice) le rendent particulièrement exposé aux réactions cutanées visibles.

Signes spécifiques à surveiller chez le Boxer : prurit des pattes (érythème inter-digital fréquent), otites récidivantes, diarrhée chronique avec mucus (évoquer la colite), pyodermite superficielle récurrente. La combinaison prurit + diarrhée muqueuse chronique chez un Boxer doit conduire à un bilan digestif et allergoloqique complet.

Allergènes les plus fréquemment impliqués chez le Boxer : bœuf, poulet, blé.


Dalmatien

Le Dalmatien présente une prédisposition aux hypersensibilités cutanées souvent moins connue du grand public que ses prédispositions urinaires (urolithiase urique) ou auditives (surdité congénitale). Ses allergies alimentaires se manifestent souvent par un tableau cutané prédominant — prurit diffus, pyodermite récurrente — sans signe digestif marqué.

Signes spécifiques à surveiller chez le Dalmatien : prurit non saisonnier diffus, pyodermite superficielle récurrente, otites intermittentes. Le choix de l'aliment chez le Dalmatien doit tenir compte simultanément du risque allergique et de sa prédisposition à l'urolithiase urique (restriction en purine — éviter les abats et les poissons gras en excès).

Allergènes les plus fréquemment impliqués chez le Dalmatien : bœuf, produits laitiers, poisson.


Bichon Frisé

Le Bichon Frisé est une race dont la prédisposition aux allergies alimentaires est souvent découverte tardivement, en partie parce que son pelage blanc bouclé masque longtemps les lésions cutanées. Les larmoiements chroniques (taches rouilles sous les yeux liées au porphyrinage de la salive et des larmes), souvent attribués à des causes anatomiques, peuvent en réalité être le premier signe visible d'une inflammation allergique péri-oculaire.

Signes spécifiques à surveiller chez le Bichon Frisé : larmoiements et taches rouilles péri-oculaires persistantes, prurit des pattes (léchage inter-digital), otites récidivantes, pyodermite superficielle masquée par le pelage dense. Un Bichon dont les pattes sont chroniquement colorées en roux (salive oxydée par le léchage répétitif) présente presque certainement un prurit chronique d'origine allergique.

Allergènes les plus fréquemment impliqués chez le Bichon Frisé : bœuf, poulet, produits laitiers.


Setter Irlandais

Le Setter Irlandais est une race à double particularité dans le domaine alimentaire : il présente à la fois une prédisposition aux allergies alimentaires classiques et une entéropathie sensible au gluten analogue à la maladie cœliaque humaine, bien documentée dans cette race. Cette entéropathie au gluten provoque une atrophie des villosités intestinales avec malabsorption, diarrhée chronique et perte de poids, qui répond à la seule suppression du gluten alimentaire.

Signes spécifiques à surveiller chez le Setter Irlandais : diarrhée chronique avec perte de poids malgré appétit conservé (penser à l'entéropathie au gluten), prurit non saisonnier, otites récidivantes. Chez cette race, un aliment sans gluten (sans blé, orge, seigle) est systématiquement recommandé, indépendamment du bilan allergoloqique cutané.

Allergènes les plus fréquemment impliqués chez le Setter Irlandais : blé/gluten (entéropathie spécifique), bœuf, poulet.

Points communs entre les races prédisposées

Au-delà de leurs particularités individuelles, les races prédisposées aux allergies alimentaires partagent plusieurs caractéristiques communes qui permettent d'anticiper le risque et d'adapter la surveillance.

Toutes ces races présentent une barrière épidermique constitutionnellement plus fragile que les races non prédisposées — soit par des mutations génétiques directes sur les protéines structurales (filaggrine), soit par un profil de production lipidique cutanée déficitaire. Cette fragilité structurale explique pourquoi les allergènes pénètrent plus facilement dans leur peau et déclenchent des réactions inflammatoires plus intenses pour un même niveau d'exposition.

Elles présentent également toutes une tendance à développer des hypersensibilités multiples simultanées — allergie alimentaire, atopie environnementale et DAPP coexistent fréquemment chez le même individu, se potentialisent mutuellement et compliquent le diagnostic différentiel. La "théorie du seuil" explique ce phénomène : chaque allergie contribue à un "seuil de prurit" global, et c'est quand la somme de toutes les hypersensibilités dépasse ce seuil que les signes cliniques apparaissent. Traiter une seule composante peut ramener le patient sous son seuil individuel même sans éliminer toutes les causes.

Enfin, toutes ces races présentent un risque accru d'infections secondaires — pyodermite à Staphylococcus, otite à Malassezia — qui masquent souvent la cause allergique primaire et peuvent conduire à une escalade thérapeutique antibiotique qui ne résout jamais le problème de fond.

Stratégies alimentaires préventives selon la race

Pour les propriétaires de races prédisposées, quelques principes alimentaires préventifs permettent de réduire le risque de développer une allergie alimentaire ou de préserver des options thérapeutiques pour l'avenir.

Diversifier les sources de protéines dès le jeune âge

La sensibilisation allergique résulte d'une exposition prolongée et répétée à une même protéine. Nourrir un chiot de race prédisposée avec le même aliment pendant des années augmente mécaniquement le risque de sensibilisation à la protéine dominante de cet aliment. Une rotation raisonnée entre 2 à 3 sources de protéines différentes — en changeant d'aliment tous les 3 à 6 mois — peut réduire ce risque de sensibilisation par surexposition.

Préserver des "novel proteins" comme ressource thérapeutique

Si votre race est prédisposée aux allergies alimentaires, évitez de nourrir votre chien avec des aliments contenant l'ensemble des protéines disponibles sur le marché. En préservant certaines protéines "vierges" — que votre chien n'a jamais consommées — vous conservez des options thérapeutiques pour un futur régime d'éviction. Un chien qui a consommé bœuf, poulet, agneau, saumon, canard et lapin au cours de sa vie a épuisé la plupart des novel proteins classiques disponibles. Le Tenebrio molitor reste, pour l'immense majorité des chiens, une protéine véritablement vierge.

Choisir un aliment avec un ratio oméga-6/oméga-3 optimisé

Un ratio oméga-6/oméga-3 bas (idéalement inférieur à 5:1) soutient la barrière épidermique et réduit l'inflammation cutanée de fond — un bénéfice préventif particulièrement important pour les races dont la barrière épidermique est constitutionnellement fragile. La plupart des aliments industriels standard affichent un ratio de 10:1 à 20:1, très pro-inflammatoire. Rechercher un aliment avec un ratio ≤ 5:1 est une mesure préventive concrète pour les races à risque.

Éviter les aliments ultra-transformés et les additifs inutiles

Les additifs alimentaires — colorants artificiels, conservateurs synthétiques (BHA, BHT, éthoxyquine), exhausteurs de goût — peuvent irriter la muqueuse digestive et contribuer à la dysbiose intestinale chez les chiens génétiquement prédisposés. Pour les races à risque, choisir un aliment à composition simple et sans additifs inutiles est une mesure préventive de bon sens.

Quand et comment diagnostiquer une allergie alimentaire chez une race prédisposée ?

Pour les races prédisposées, le seuil de déclenchement d'un bilan allergoloqique doit être plus bas que pour les races non prédisposées. Deux épisodes de prurit non saisonnier, une otite qui revient, un premier épisode de hot spot hors saison parasitaire — chez un Westie, un Bouledogue ou un Cocker, ces signes justifient d'emblée une consultation dermatologique avec discussion d'un régime d'éviction alimentaire.

Le régime d'éviction : seul outil diagnostique valide

Les tests sérologiques d'allergie alimentaire (détection des IgE spécifiques) ne sont pas fiables chez le chien et ne doivent pas être utilisés pour poser un diagnostic d'allergie alimentaire. Le seul outil diagnostique validé est le régime d'éviction alimentaire : retrait de toutes les protéines auxquelles le chien a été exposé, remplacement par une novel protein ou des protéines hydrolysées, maintien strict pendant 8 semaines minimum.

Choisir la bonne novel protein

Pour les races prédisposées qui ont consommé de nombreuses protéines différentes au cours de leur vie, trouver une novel protein véritablement vierge peut être un défi. Le Tenebrio molitor (ver de farine) est, pour la très grande majorité des chiens de races prédisposées, une protéine que leur système immunitaire n'a jamais rencontrée — précisément parce qu'elle est quasi absente des formulations industrielles courantes. Elle constitue une ressource thérapeutique particulièrement précieuse pour les races dont l'historique alimentaire est chargé.

FUNGFEED : la novel protein des races prédisposées aux allergies

Pour les chiens de races prédisposées aux allergies alimentaires — qu'il s'agisse de conduire un régime d'éviction diagnostique ou de prévenir de futures sensibilisations — les croquettes FUNGFEED pour chien répondent aux exigences cliniques spécifiques de ces races.

🔬 Pourquoi FUNGFEED pour les races prédisposées ?

Novel protein absolument inédite — Tenebrio molitor
Pour un Westie ayant consommé bœuf, poulet et agneau depuis sa naissance, ou pour un Labrador dont l'historique alimentaire inclut poulet, saumon, canard et agneau, le Tenebrio molitor reste presque systématiquement une protéine vierge — non rencontrée par le système immunitaire, non associée à une réaction allergique préexistante. C'est précisément pour cela qu'il constitue la novel protein de choix pour les races dont les options thérapeutiques classiques sont épuisées.

Aliment diététique réglementaire (directive 2008/38/CE)
Le statut d'aliment diététique réglementaire pour l'indication "réduction des intolérances aux ingrédients et aux nutriments" offre des garanties formelles que les aliments étiquetés "hypoallergénique" sans fondement réglementaire ne procurent pas. Pour les races prédisposées qui nécessitent souvent des aliments à long terme, cette garantie compositionnelle est un gage de fiabilité dans la durée.

Recette strictement mono-protéique
Une seule source de protéine animale : le Tenebrio molitor. Aucun bœuf caché, aucun poulet en sous-produit, aucun poisson en arôme. Cette unicité est indispensable à la validité du régime d'éviction et à la préservation du statut "novel protein" de l'aliment sur le long terme.

Ratio oméga-6/oméga-3 de 3 — soutien de la barrière épidermique
Pour les races dont la barrière épidermique est constitutionnellement fragile — Westie, Golden Retriever, Bouledogue Français — un ratio oméga-6/oméga-3 bas contribue directement à la restauration et au maintien de la barrière cutanée, réduisant la perméabilité aux allergènes et la susceptibilité aux infections secondaires. C'est l'un des bénéfices les plus concrets de FUNGFEED pour ces races.

Profil nutritionnel complet
RPC = 94 g/Mcal, RPP = 49, protéines brutes = 35 %, glucides = 25,3 %, phosphore = 0,71 %, cendres = 6,5 %. Un équilibre nutritionnel complet adapté au chien adulte de toutes races, maintenu sans risque de carence sur la durée du protocole et au-delà.

Prébiotiques FOS, MOS et psyllium
Le microbiote intestinal appauvri des races prédisposées bénéficie directement de l'apport en prébiotiques : FOS et MOS favorisent la croissance des bactéries bénéfiques productrices de butyrate, le psyllium régularise le transit et protège la muqueuse intestinale. Un microbiote plus équilibré contribue à la réduction de l'hyperréactivité immunitaire systémique — bénéfice particulièrement important pour les races allergiques à composante digestive.

Fabrication française, traçabilité totale
Les larves de Tenebrio molitor sont élevées en France, dans des conditions contrôlées, sans antibiotiques ni pesticides. Fabrication et emballage réalisés en France. Une traçabilité complète de l'élevage à la croquette — un critère de qualité et de transparence compositionnelle essentiel pour les aliments destinés à des races à terrain allergique.

→ Voir les croquettes FUNGFEED pour chien

FAQ — Questions fréquentes sur les races et les allergies alimentaires

Ma race n'est pas dans la liste. Mon chien peut-il quand même être allergique ?

Absolument. Tous les chiens, quelle que soit leur race, peuvent développer une allergie alimentaire. La liste des races prédisposées identifie celles pour lesquelles la prévalence statistique est plus élevée — pas celles pour lesquelles l'allergie est exclusive. Un chien croisé ou de race non listée qui présente un prurit non saisonnier, des otites récidivantes ou des troubles digestifs chroniques mérite exactement le même bilan allergoloqique qu'un Westie ou un Bouledogue.

Mon Bouledogue Français a 6 mois et commence à se gratter. Est-il trop jeune pour une allergie alimentaire ?

Non. L'allergie alimentaire peut se déclarer à tout âge, y compris avant 1 an — voire dès 4 à 6 mois chez certaines races très prédisposées comme le Bouledogue Français et le Shar-Pei. Un prurit débutant très tôt chez un chiot de race prédisposée justifie une consultation vétérinaire rapide et un bilan allergoloqique précoce. Plus le diagnostic est posé tôt, meilleures sont les chances d'éviter des lésions cutanées chroniques irréversibles.

Puis-je prévenir une allergie alimentaire chez mon chien de race prédisposée ?

La prévention absolue n'est pas possible — la génétique joue un rôle déterminant. En revanche, plusieurs mesures réduisent le risque : diversifier les sources de protéines dès le jeune âge (rotation alimentaire raisonnée), préserver des novel proteins comme ressources thérapeutiques futures (éviter de tout exposer trop tôt), choisir un aliment avec un bon ratio oméga-6/oméga-3 pour soutenir la barrière épidermique, et consulter rapidement dès les premiers signes évocateurs plutôt que d'attendre que la situation se chronicise.

Mon Setter Irlandais a des selles molles chroniques depuis des mois. Est-ce une allergie alimentaire ou une intolérance au gluten ?

Chez le Setter Irlandais, les deux sont possibles et peuvent coexister. L'entéropathie sensible au gluten spécifique à cette race provoque une atrophie des villosités intestinales avec diarrhée chronique et perte de poids, qui répond à la suppression du gluten alimentaire. Une allergie alimentaire classique peut coexister et ajouter une composante cutanée. La démarche correcte est de commencer par un aliment sans gluten (sans blé, orge, seigle) à novel protein, et d'évaluer la réponse sur 8 semaines. Si les signes digestifs s'améliorent mais que des signes cutanés persistent, un bilan allergoloqique complémentaire est nécessaire.

Mon chien de race prédisposée a déjà consommé beaucoup de protéines différentes. Quelle novel protein reste disponible ?

Pour les chiens dont l'historique alimentaire inclut bœuf, poulet, agneau, saumon, canard et lapin — combinaison fréquente chez des chiens de races prédisposées nourris avec de nombreuses marques différentes — les options de novel protein "classiques" sont effectivement très limitées. Le Tenebrio molitor (ver de farine) reste, pour la quasi-totalité de ces chiens, une protéine véritablement vierge : elle est quasi absente des formulations industrielles courantes et n'a donc presque jamais été consommée. C'est précisément pour cette raison qu'elle est la novel protein de premier choix dans ces situations.

La théorie du seuil s'applique-t-elle aux races prédisposées ?

Oui, et elle est particulièrement pertinente pour ces races. Un Westie peut présenter simultanément une atopie environnementale (allergènes saisonniers), une allergie alimentaire et une DAPP. Chacune contribue au prurit global. Traiter l'allergie alimentaire seule peut suffire à ramener le chien sous son seuil de tolérance et faire disparaître les signes cliniques — même si l'atopie persiste. C'est pourquoi le régime d'éviction alimentaire est toujours indiqué en première ligne chez les races prédisposées, avant même le bilan atopique, car c'est la cause la plus facile à traiter définitivement.

Conclusion

La prédisposition génétique aux allergies alimentaires n'est pas une fatalité — mais elle impose une vigilance accrue et une stratégie alimentaire réfléchie. Connaître la sensibilité de votre race vous permet d'agir en amont : surveiller les premiers signes, diversifier raisonnablement les protéines, préserver des options thérapeutiques futures, et consulter tôt plutôt que de laisser une allergie alimentaire se chroniciser en pyodermite, en otite chronique ou en entéropathie installée.

Pour les chiens de races prédisposées qui présentent déjà des signes évocateurs, le régime d'éviction alimentaire avec une novel protein véritablement inédite reste l'étape diagnostique et thérapeutique la plus efficace — et souvent la plus transformatrice. Un Westie qui n'a jamais rencontré le Tenebrio molitor a toutes les chances de répondre au régime d'éviction avec FUNGFEED et de retrouver une peau saine sans immunosuppresseurs au long cours.

La génétique prédispose. L'alimentation détermine.

👉 Découvrir les croquettes FUNGFEED pour chien sur Goodbro